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Petites recettes d’un « régime » qui marche

A tous ceux et celles qui se lanceront dans un régime « maison » ou bien encadré par un diététicien. Quelques conseils pour rendre la perte de poids plus efficace et plus sûre:

1. Petit inventaire… du frigorondelle de banane

Parce qu’il est difficile de préparer une salade de tomates si l’on a pas de tomates, parce qu’il est difficile de résister au plateau de fromage si celui-ci prend la moitié du frigo, parce qu’il n’est pas envisageable de garder dans son placard une boîte de chocolat sans l’entamer (si l’on est amateur, bien sûr)…

Alors avant de se mettre « au régime », il faut commencer par se mettre « au ménage » : faire une liste de ce que l’on souhaite manger est une première étape indispensable pour commencer à travailler sur ses habitudes alimentaires. Je veux manger des fruits ? des légumes ? des yaourts natures et de bonne qualité ? un peu de fromage ?… Le contenu de vos frigos et placards doivent déjà être en adéquation avec vos nouveaux choix alimentaires.

2. Organisation pratique des courses

« Passer » au supermarché en coup de vent en sortant du travail et avant de rentrer chez soi, à l’heure où le ventre commence à crier famine, sera toujours une TRÈS mauvaise idée. Tous les produits gras et sucrés, tous ces aliments que vous associez à la notion de « plaisir » mais que vous n’aviez pas mis dans votre liste de course, régime oblige, vont vous tendre les bras, disposés bien en évidence sur le chemin qui vous sépare des aliments que vous étiez initialement venus chercher… Il faut dire que quand le corps a « faim » il pousse votre tête vers vos envies les plus caloriques. Petit réflexe de survie de sa part.

Nouveauté donc : se mettre à faire une liste de course (ce qui nécessite d’avoir pensé  un minimum les menus de sa semaine) ET faire ses courses l’estomac plein. Dans l’idéal le week-end, au calme, après le petit-déjeuner ou le déjeuner.

3. Réflexion sur la qualité

Perdre du poids nécessite bien sûr une baisse du niveau calorique de vos apports alimentaires journaliers, permettant à votre corps de puiser peu à peu dans ses réserves. Pour baisser ce niveau calorique moyen il faudra privilégier les aliments de « faible densité énergétique » au sein de chaque groupe d’aliments, autrement dit d’aliments qui nourrissent mais sans excès (peu de graisses et sucres cachés par exemple).

Pour ceux qui font le choix d’être accompagnés dans leur démarche par un diététicien, une étude de chaque groupe d’aliment en tenant compte de vos propres goûts et habitudes alimentaires vous permettra de définir les aliments dont la consommation devra être augmentée et de les intégrer à votre ration hypocalorique.

Pour les autres, pensez à choisir des aliments simples que vous cuisinez vous même: non panés, non déjà préparés, évitez les produits contenant des sucres ajoutés (yaourts aux fruits, crèmes desserts…), privilégiez le pain nature, le pain complet, les céréales, légumineuses et pommes de terre, les fruits et légumes frais, les viandes et poissons à cuisiner vous même, mais en petite quantité, les produits laitiers demi-écrémé plutôt qu’entiers…
Méfiez-vous également des aliments dits « santé » au packaging attrayant, pas toujours si légers : smoothies, yaourts en faveur d’une flore intestinale florissante, gâteaux « allégés »…

4. Et avant tout : manger !

De manière générale, manger moins n’est pas forcément la solution… Si c’est la manière la plus simple (à priori) de faire baisser son niveau calorique, c’est aussi la manière la plus simple d’être affamé au bout de trois jours et de « craquer » à la moindre contrariété ou de vous « empiffrer » à la moindre invitation.

Non, vous n’êtes pas boulimique* parce que vous venez d’avaler un paquet de gâteaux entier… Vous ne l’auriez peut-être pas même regardé si votre déjeuner avait été complet et/ou si vous aviez pris une vraie collation dans l’après-midi.

On ne le dira donc jamais assez, pour maigrir, il faut commencer par manger !

Dans l’idéal, un régime bien fait doit vous permettre de vous apporter dans un volume d’aliments similaire à votre volume habituel* (donc sans sensation de faim), une ration calorique réduite d’un tiers pas plus… Le diététicien s’appuie sur une enquête alimentaire pour vous établir une telle ration. Pour ceux qui se lancent seuls dans l’aventure, deux signes peuvent vous montrer que votre nouvelle alimentation est trop pauvre en calories: 1. vous avez faim 2. vous perdez plus de quatre kilos par mois.

*A noter: concernant les problème d’estomac « élargis » (certaines personnes, en effet, mangent « trop » en quantité, mangent trop vite, etc… et doivent rééduquer leur estomac notamment) et les problèmes de « boulimie/anorexie », des prises en charge et accompagnements diététiques particuliers sont proposés.

5. Quelques réflexes à éviter absolument…

Je sors ce soir, je préfère manger très léger à midi :arriver affamé devant les chips à l’heure de l’apéro, devant le buffet copieux de vos amis, devant la carte du restaurant est une mauvaise, très mauvaise initiative…

J’ai l’habitude de grignoter dans l’après-midi ou en rentrant chez moi, je dois apprendre à tenir sans manger: se programmer une collation dans l’après-midi sera plus judicieux que ne plus manger du tout lorsque vous en aviez au contraire l’habitude. A défaut, vos longues journées de travail, vos stress divers et variés viendraient vite à bout de votre bonne résolution.

J’arrête le pain : au contraire ! Il est démontré que perdre du poids est plus facile avec une ration alimentaire dont la proportion en sucres (pain, féculents, fruits, produits laitiers…) n’est pas diminuée. C’est la ration calorique globale qui devra être baissée, tout en conservant bien représentés tous les nutriments à travers les groupes d’aliments dont nous avons besoin.

J’évite la banane… Dommage. Bien moins calorique qu’une barre chocolatée, qu’une viennoiserie, que des bonbons, elle permet par exemple de s’offrir une collation qui « cale » bien, histoire de tenir jusqu’au repas suivant. La banane peut donc au contraire être une bonne alliée pour avoir une plus grande sensation de satiété.


6. Et l’activité physique…

Pas le temps, pas l’argent, etc… Des tas de raisons ne vous permettent pas de faire autant de sport que vous le vouliez, malgré qu’il soit un atout majeur dans une démarche de perte de poids.

Pensez déjà à marcher plus (monter les escaliers, sortir une station de métro plus tôt…), à faire plus de ménage (et oui, on se dépense aussi en passant l’aspirateur), à utiliser le temps passé devant la télé pour faire quelques exercices…

A. Laffond, diététicienne nutritionniste 

Je n’aime pas cuisiner

rayons

Difficile aujourd’hui de « manger sain » lorsque l’on confie son alimentation aux bons soins de l’agroalimentaire et des restaurateurs. Trop cher, trop gras, trop sucré, trop salé, mais si simple et si rapide !

Notre alimentation a changé.
Notre bonne vieille culture gastronomique française est en danger: les repas de famille en grande tablée, les anciens qui nous transmettent toutes leurs recettes, les fruits et légumes du jardin, bien sûr, de saison, le confit, les beignets, les crêpes, mais seulement les jours de fête !… Tout ça est bel et bien en train de disparaître, on mange seul, on mange vite, on fête Noël dès le mois d’octobre dans les supermarchés et on partage la galette durant tout le mois de janvier.
On a plus le temps. Le repas devient un peu la corvée de trop dans notre journée si bien remplie… Allez hop, adieu les bonnes vielles recettes  de famille !
Et pourtant… rien de tel qu’un repas élaboré soi-même: il peut être léger, il peut être sain, il est moins cher et surtout, il peut être bon !
Pour ceux qui, vraiment son hermétiques à l’art de manier les casseroles, pensez à ceux de votre famille (mamie ? maman ????) ou de vos amis qui vous régalent de temps en temps et sachez que vous aussi, Y a pas de raison, vous pouvez y arriver !

Pas de temps, pas d’envie, la cuisine se perd peu à peu dans la plupart des foyers français et c’est bien regrettable. Alors la cause est-elle perdue d’avance? Y a t-il moyen de retrouver l’envie et le plaisir de cuisiner?

D’abord, trouver (ou retrouver) l’inspiration :
Commandez les paniers de légumes et/ou fruits « BIO » livrés dans votre quartier ou ravitaillez-vous à l’A.M.A.P. (Association pour le Maintien d’une Agriculture de Proximité) la plus proche. Rassuré(e) d’aller dans le bon sens écologiquement ou économiquement parlant, il ne vous restera plus qu’à trouver le moyen de cuisiner tous ces légumes de saisons… Petite astuce : taper le nom dudit végétal dans la barre prévue à cet effet du site « marmiton.org » et laissez vous tenter par les meilleures recettes des internautes qui savent, eux, cuisiner.
Aller fouiner dans les rayons « cuisine » des librairies et offrez vous quelques ouvrages sur le sujet, ceux dont les photos sont les plus alléchantes par exemple. Certaines éditions font des miracles ! Ensuite, après avoir choisit la recette la plus alléchante, attelez-vous à lire la recette, car, si si, normalement c’est aussi faisable à la maison ! Bon, l’aspect visuel de la recette, telle que présentée sur la photo, n’est pas toujours garantie…
Allez vous balader dans les boutiques spécialisées de matériel de cuisine, style rayon dédié du BHV. Attrapez le premier ustensile culinaire étrange que vous croisez et dont vous n’avez vraiment aucune idée de son utilité. Puis, faite marcher votre imagination pour trouver, ou interviewez un vendeur, ou, pour les plus motivés, lisez le mode d’emploi.
En dernier ressort : attendez un jour triste, allongez-vous sur le canapé, fermez les yeux et repensez aux petits plats si bons que maman (ou papa…)  vous préparait étant enfant. Ensuite prenez le téléphone et, avant ou bien après lui avoir raconté tous vos (autres) problèmes, demandez lui les détails techniques secrets de sa recette. En plus, ça lui fera plaisir !

Ensuite, vérifier le matériel :
C’est sûr, deux plaques et une pauvre casserole dans un studio de 10 m2, ça n’aide pas à faire de la grande cuisine. Toutefois, pour ceux qui ont la chance d’avoir un espace un peu plus adapté, il serait bon de prévoir :
– un four (pour les petits gratin de légumes et les petites papillotes de poisson…)
– une cocotte minute (60 ans de durée de vie, on n’a encore jamais rien fait de mieux…)
– une grande et une petite casserole
– une grande et une petite poêle anti-agrippante
– un mixeur type pied avec petit bol adaptable pour hacher herbes voire petites farces
– une râpe
– un économe (épluche légume)

– un ou deux bons couteaux

– une planche à découper

Et enfin, fouillez bien votre agenda, trouver un peu de temps !!!!

Par A. Laffond, diététicienne

Conseils aux parents: bébé ne veut pas manger !

chaise-haute-2 A l’attention des mamans qui s’arrachent les cheveux, chaque soir, devant la chaise haute.

Pour trouver de manière simple quelques pistes d’amélioration, se demander plutôt : mais pourquoi diable voudrait-il bien les manger, mes légumes ?
Parce qu’il a faim !
Question de bon sens : un enfant qui a faim, mange (ou, tout au moins, est apte à manger).
A contrario, un enfant qui n’a pas faim, ne mange pas (sauf s’il est très très gourmand et que c’est très très bon)
Avec la faim, tout nous paraît meilleur, mais sans elle: rien ne nous dit.
Idem, bien sûr, chez nos petits.
Alors, si petit est pendu à vos collants et vous réclame à corps et à cris à manger alors que vous essayez tant bien que mal de lui préparer un babycook’repas digne de ce nom, c’est plutôt bon signe.
Si, dès que vous tendez la main vers le bavoir, il part en courant se réfugier dans sa chambre et que vous le retrouvez vertueusement concentré sur le dernier livre en carton que vous lui avez offert, c’est plutôt mauvais signe…
Objectif n°1 donc : que petit ait faim à 19h (ou à midi). Pour cela, pas de grignotage après le goûter.
Pas si simple quand on sait que « gâteau » est l’un des premiers mots qui sortiront de sa bouche.
Difficile en effet de résister à son petit doigt tendu vers le placard, ses petits yeux tout en demande accrochés aux vôtres et sa petite bouche qui se tord si joliment en prononçant le mot magique…
Pour celles qui se sentent concernées, mon conseil est pourtant de tenir bon.
Si bébé insiste (parce qu’il a l’habitude de grignoter et ne voit pas pourquoi cela devrait changer), expliquez lui, proposez lui de l’eau et, pourquoi pas, détournez son attention vers une activité qui lui plait en attendant le repas.
Attention, le verre de jus de fruit ou le lait sont également considérés comme du grignotage: ils apportent des calories et sont donc des aliments qui, comme les autres,  peuvent couper l’appétit pour le (vrai) repas bientôt prêt. Donc, si possible, de l’eau.
(Bon ok, si petit affamé fait trop pitié: un petit bout de pain…mais toujours « en attendant le reste » !)

Parce qu’il veut faire quelque chose avec vous.

Pitchoune attend que vous vous occupiez de lui. Et d’’autant plus si vous travaillez et le voyez peu dans la journée.
S’il constate que sa résistance à manger provoque chez vous un grand énervement et que vous finissez par vous consacrer entièrement au problème (c’est à dire lui) alors il sera bien sûr tenté de provoquer à nouveau cet état de fait à chaque repas.
Si, au contraire, vous le félicitez et l’encouragez à chaque bouchée et que vous vous détournez de lui s’il ne mange pas (par exemple pour vous occuper de ceux qui, eux, mangent) alors il comprendra que c’est lorsqu’il mange que vous partagez vraiment un moment avec lui et pas l’inverse.
Deux phrases d’illustration : « Oh ! Tu manges, c’est bien ! Tu aimes ? Tu en donnes à maman aussi ? Mummm, c’est bon ! Tu en veux encore ? C’est toi qui te sers… Oups, et oui, tu as raté l’assiette…» Et la seconde : «  Tu ne manges pas ? Ce n’est pas grave, tu mangeras peut-être le plat suivant. Pour l’instant nous, nous mangeons.»
Et au fait: tant pis s’il ne mange pas, il mangera toujours mieux au repas suivant. Les petits peuvent équilibrer leur alimentation sur plusieurs jours, alors pas de panique ! S’il a ses jours « fromage », il aura aussi ses jours « raisins » et ses jours « purée », ses jours « fine bouche » et ses jours « gros mangeur »…

Parce qu’il connaît ou reconnaît l’aiment que vous lui proposez.

Il ne faut pas sous estimer l’inquiétude de l’enfant vis à vis des aliments que nous lui demandons de manger, c’est à dire de mettre dans son corps. Et ce n’est pas rien d’incorporer un aliment ! Si pour nous, le poireau est un légume plus que banal et qui se mange sans risque, pour lui c’est encore une substance blanche et verte, filamenteuse, inconnue au bataillon. Comment peut-il être sûr qu’il peut le consommer, qu’il ne s’agit pas d’un poison ou, pire encore, de quelque chose « vraiment pas bon »?
Si votre conjoint vous ramène une assiette de purée de larves diverses et semi-vivantes (recette empruntée à la Papouasie par exemple), même si il vous assure que le plat est consommable voir très bon,  je doute que votre confiance en lui soit suffisante à vous faire ouvrir grand la bouche et engloutir le tout sans réfléchir. Alors, pour en revenir au poireau, nous ça fait 30 ans qu’on le connaît, pas bébé !
Quelles pistes ? Proposer un maximum d’aliments variés durant la petite enfance, répéter régulièrement les nouveaux aliments sous différentes formes et, si possible, que bébé assiste au parcours des aliments du paniers de course ou du marché jusqu’au mixage de son assiette en passant par l’étape importante de la cuisine. Il est toujours très rassurant pour lui de vous voir préparer ses aliments.

Parce qu’il aime.

L’enfant peut aimer, ou pas aimer, selon les jours. A cet âge, des préférences alimentaires apparaissent mais dépendent aussi de la pluie, du soleil ou et de son humeur du moment. Il peut très bien aimer tel plat un jour et le refuser le lendemain. Il ne faut pas se formaliser de ces sautes de « goût » toute naturelles à cet âge, ne pas les enregistrer comme étant définitives, et surtout éviter les classements et conclusions hâtives dans lesquelles il pourrait bien vouloir s’identifier par la suite : « il est comme son pana, il n’aime pas les courgettes ! ».
De plus, contrairement à certaines idées reçues, nos petits sont grands gourmets : ils sont bien souvent ravis par des goûts forts (vinaigre, épices, fromages…) et apprécient tout particulièrement les petits plats bien mitonnés de leurs parents. Alors, à vos condiments !
Question sel cependant : il est déconseillé de saler avant 12 mois. Ensuite, il faut encore le limiter à la cuisson par exemple et éviter de resaler par la suite.

Parce qu’il veut faire partie du clan…

L’imitation est un des outils de l’apprentissage chez le tout petit. Avant 18 mois, bébé veut manger comme ses parents car il a confiance en eux et donc en ce qu’ils mangent. Ou tout simplement : faire comme eux pour être comme eux. Alors rien de mieux pour donner envie à un tout petit de manger sa purée de légumes que de la consommer devant lui et d’attendre qu’il en réclame ! Si, au contraire, l’enfant voit son père grimacer devant l’assiette de purée et surtout ne la goûte pas avant de la lui donner, peu de chance pour que bébé se laisse tenter lui-même.
Tant que faire se peu, l’idéal est toujours de partager le repas de son enfant et que lui même puisse partager le votre. C’est comme cela que se transmettent nos modes alimentaires de générations en générations et depuis des millénaires. Suivons l’exemple…
Et juste un petit mot sur les petits pots. Ils sont bien pratiques parfois il faut le reconnaître et « adaptés aux besoins de votre enfant » comme l’indique fièrement l’étiquette. Mais pour ceux qui seraient tentés de donner exclusivement des petits pots à bébé : lorsque celui-ci se rendra compte qu’il est bien le seul à la maison à en consommer, il risque fort de se poser des questions ! Et de finir par les refuser, malgré toute la confiance qu’il vous porte…

Parce qu’il veut faire comme les grands

Le repas est un important moment d’apprentissage pour l’enfant : découverte du goût certes, mais aussi un très bon exercice de motricité fine (et oui, pas facile de manger la soupe avec les doigts…) et d’autonomie. Il est donc important de le laisser faire ! Même si ce n’est pas très rapide (est-on vraiment pressé ?) Même si ce n’est pas très propre (adopter la tenue bavoir intégrale peut s’avérer judicieux).
Et lorsque ses tentatives de mise en bouche de la cuillère sont enfin couronnées de succès, quelle fierté devant maman ! Et bien sûr, viendra avec l’envie de recommencer. Il a donc besoin, comme pour tout d’ailleurs, de la patience de maman, et surtout de ses encouragements. Et parfois, je l’admets, d’un peu de son aide aussi, si c’est vraiment trop long… (il a faim, tout de même, cet enfant)

Parce qu’il est content

Le repas est aussi un moment ou l’enfant peut refuser de communiquer et de partager car il veut vous montrer qu’il n’est pas content. A nous de l’entendre et de l’accepter.
Imaginez devoir manger en face de quelqu’un avec qui vous venez de vous disputer très fortement. Surtout si c’est lui qui vous a finalement imposé sa décision (alors que, bien sûr, c’est vous qui aviez raison), n’auriez-vous pas du mal à avaler le morceau ? Il vaut donc mieux éviter de débuter le repas sur une note de discorde avec votre enfant car son seul moyen sera de vous « punir » en ne mangeant pas ce que vous avez préparé pour lui.

Parce qu’il n’a rien de mieux à faire…

Et oui bien sûr, si il sait que son refus de manger se soldera par le retour immédiat à la liberté (genre rejoindre grand frère affalé la télé?), alors pourquoi ne pas zapper le repas et signifier à maman qu’on a plus faim ?

En conclusion,

S’il est un des privilèges de l’espèce humaine de pouvoir « manger sans avoir faim et de boire sans avoir soif » comme l’écrivait Brillat Savarin, il l’est également, et au grand désespoir des mamans, d’être capable ne pas manger même si l’on a faim ! Bon, surtout lorsque ce qui est proposé ressemble à des légumes, tout bio, frais ou babycookés qu’ils puissent être…

J’espère que ces pistes se révèleront utiles à quelques parents, même si, en matière d’enfants, tout reste toujours plus faciles à dire qu’à faire !

Anaïs Laffond – Diététicienne Nutritionniste Paris

Outil: savoir calculer son IMC

L’IMC ou Indice de Masse Corporelle (ou Body Mass Indice en anglais) est un indice qui permet, au niveau médical, de déceler les personnes dont le poids peut avoir ou aura une influence sur la santé.

Il permet en particulier de diagnostiquer le surpoids et l’obésité.

Calcul de l’IMC:

Poids (en kilos) / (taille (en mètre) x taille)

Exemple:

Je mesure 1m65 et je pèse 58 Kg.

Mon IMC sera de:
58 / (1,65 x 1,65) soit 58 / 2,7225 soit encore 21.


Comment traduire le résultat?

Chez l’enfant, jusqu’à 18 ans, il faut reporter le chiffre d’IMC calculé sur la courbe garçon ou fille figurant dans le carnet de santé.

Chez l’adulte:

  • <18,5: sous-poids
  • 18,5 à 25: valeurs de référence
  • 25 à 30: surpoids (risques pour la santé légèrement augmentés)
  • 30 à 35: obésité modérée (risques pour la santé modérément augmentés)
  • 35 à 40: obésité sévère (risques pour la santé fortement augmentés)
  • > 40: obésité massive (risques pour la santé très fortement augmentés)

par Anaïs Laffond – diététicienne nutritionniste Paris

Recettes de smoothies allégés

fru055-1Les recettes trouvées sur internet montent souvent une portion calorique très élevée, pas toujours adaptée à l’envie de manger « sain » en mangeant plus de fruits…

Exemple de smoothie pas allégé du tout (recette pour 2 personnes):
2 bananes + 3 kiwis + 2 tranches d’ananas + 2 yaourts + 2 cuillères de miel
= 2 fruits + 1 yaourt + 1 sucre / personne… et tout ça en un seul verre !

Voir article détaillé sur ce sujet : http://www.anaislaffond.com/2009/04/la-mode-des-smoothies-attention/
Si le smoothie peut être un atout santé, il faudra donc tout au moins apprendre à le préparer « légers ».

Quelques astuces pour modifier les recettes :

1. Rajouter de l’eau et non du jus de fruits

2. Retirer les sucres ajoutés : miel, sucre, fruits au sirop (à prendre frais !)

3. Utilisez des fromage blanc 0% de matière grasse

4. Attention aux quantités !
Idéalement le smoothie devrait compter pour une seule ration de fruit dans la journée. Difficile de remplir le verre avec un seul fruit… Il faudra donc au moins les limiter à deux fruits ou 1 fruit + 1 produit laitier par personne.

Quelques recettes légères pour 2 personnes :

Smoothie léger banane :
2 bananes
2 fromages blancs 0%
= 1 fruit + 1 produit laitier :

Smoothie léger nectarine/banane :
2 nectarines
1 banane
1 verre d’eau glacée
= 2 fruits

Smoothie léger fraise :
1 barquette de fraises (250g)
1 fromage blanc 0%
1 verre d’eau glacée
quelques feuilles de menthe
= 1 fruit + 1 produit laitier

Smoothie léger mangue :
1 mangues bien mûres
1 banane
1 petit verre d’eau glacée
= 2 fruits

Smoothie léger pomme/poire :
3 poires bien mûres
1 verre de jus de pomme
1 verre d’eau glacée
= 2 fruits

Smoothie léger melon :

1 melon
1 fromage blanc 0%
1 verre d’eau glacée
= 1 fruit + 1 produit laitier

Smoothie léger mangue :
1 mangue bien mûre
1 fromage blanc 0%
quelques feuilles de menthe
1 petit verre d’eau glacée
= 1 fruit + 1 produit laitier

Smoothie léger mangue/citron :
1 mangue bien mûre
1/2 citron pressé
1 verre de jus d’orange
1 petit verre d’eau glacée
= 2 fruits

Smoothie léger fraise/banane :
1 banane
1 barquette de fraises
1 verre d’eau glacée
= 2 fruits

Mais de temps en temps, pensons à utiliser nos dents ! Les fruits entiers sont plus rassasiants, et comptent pour un seul fruit… De quoi laisser un peu de place pour les desserts du reste de la journée.

par Anaïs Laffond – diététicienne nutritionniste Paris

Les anti-oxydants… Mieux qu’une crème anti-âge?

carambola 1La nature fait bien les choses… Notre corps, qui est soumis en permanence aux agressions de la vie, dispose d’un système de protection interne : son « armée » d’anti-oxydants.
Comme leur nom l’indique, les anti-oxydants ont pour rôle de combattre les « oxydants » qui nous attaquent en permanence.

* Sus à l’ennemi !

Le premier ennemi est… l’OXYGENE ! Paradoxalement, sans lui nous ne pourrions survivre, mais c’est aussi lui qui nous détruit au fil des années car il donne naissance à des molécules très réactives appellées « RADICAUX LIBRES ».
Les radicaux libres agressent nos cellules par un phénomène d’oxydation et, petit à petit, provoquent vieillissement et maladies (cancers, scléroses…).

* Drapeau blanc ?

Attention, si les radicaux libres sont très nuisibles lorsqu’ils sont trop nombreux. en quantités raisonnables ils nous sont aussi indispensables car ils participent au renouvellement de nos cellules et à l’efficacité de notre système immunitaire.
Le tout est d’avoir un bon équilibre entre le nombre de radicaux libres et d’anti-oxydants.

* Amis, gardez les rangs !

Les radicaux libres sont fabriqués naturellement lors de la respiration, la digestion, l’exposition au soleil, les maladies…
Mais notre style de vie a développé de nombreuses autres sources de radicaux libres qui rendent leurs rangs trop importants et notre défense anti-oxydante souvent insuffisante :
• la surexposition au soleil (ah ! Paris-plage…)
• la cigarette et le tabac
• le stress et le surmenage
• la pollution
• l’exercice physique intense (plus de 5 heures par semaine)
• la surmédicamentation : antibiotiques, antiseptiques…
• les additifs alimentaires et pesticides
Parisiens que nous sommes, nous devrions bien souvent faire en sorte de grossir les rangs de notre armée d’anti-oxydants pour ne pas nous laisser déborder !

* Engagez-vous, qu’ils disaient…

Si notre style de vie tend à augmenter les radicaux libres, notre alimentation elle, par son évolution actuelle, tend à nous apporter de moins en moins d’anti-oxydants.

* Une alliance Franco-crêtoise-japonaise ?

Les scientifiques ont été nombreux à chercher à élucider le mystère de ces deux îles que sont la Crête et l’île d’Okinawa au Japon dont les habitants présentent les meilleures espérances de vie au monde. Les centenaires y sont monnaie courante. Auraient-ils des choses à nous dire ?

Leur secret : une alimentation riche en anti-oxydants et des habitudes de vie loin de nos stress, pollutions et sédentarité.

* En pratique, une alimentation protectrice et riche en anti-oxydants:
• Peu de produits d’origine animale, du poisson trois fois par semaine
• Des légumes verts et des fruits frais et à chaque repas (cinq par jour qu’ils disaient…)
• Des céréales de préférence complètes à chaque repas
• Des légumes secs régulièrement

Nos (pauvres) habitudes d’aujourd’hui :
• De la viande du poisson et des œufs en quantités excessives (deux fois par jour?), trop rarement du poisson
• De moins en moins de fruits et légumes (3 par jour ?) et rarement des frais
• Des céréales très raffinées (pain blanc, pâtes blanches, gâteaux…)
• Rarement des légumes secs

Il est donc temps de se mettre à l’attaque!

Enquête OBEPI 2006- les chiffres de l’obésité en France

L’enquête OBEPI 2006 a été réalisée sur un échantillon de 23 747 adultes de plus de 15 ans. Pour sa quatrième édition, l’enquête a révélé sans surprise que les taux d’obésité en France ne cessent d’augmenter.

La prévalence de l’obésité en France était de 12.4% en moyenne en 2006 contre 11,3% en 2003 et 8,2% en 1997. Elle touche principalement les régions du Nord, de l’Est et la région parisienne et de manière générale les taux sont plus importants dans les milieux les moins aisés.

De 1997 à 2006, on note que:

  • La taille moyenne des français a augmenté de 0,4 cm et le poids de 2,1Kg
  • La prévalence de l’obésité reste inversement proportionnelle au niveau de revenus des foyers. On note en 2006 une amorce de diminution de l’obésité chez les catégories aux revenus les plus élevés (plus sensibles aux messages nutritionnels?)
  • Si la prévalence de l’obésité a augmenté que que soit le sexe, l’augmentation semble être plus importante chez les femmes que chez les hommes.

Pour plus d’informations – Source:

http://www.lesechos.fr/medias/2006/0919/300098332.pdf