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Je n’aime pas cuisiner

rayons

Difficile aujourd’hui de « manger sain » lorsque l’on confie son alimentation aux bons soins de l’agroalimentaire et des restaurateurs. Trop cher, trop gras, trop sucré, trop salé, mais si simple et si rapide !

Notre alimentation a changé.
Notre bonne vieille culture gastronomique française est en danger: les repas de famille en grande tablée, les anciens qui nous transmettent toutes leurs recettes, les fruits et légumes du jardin, bien sûr, de saison, le confit, les beignets, les crêpes, mais seulement les jours de fête !… Tout ça est bel et bien en train de disparaître, on mange seul, on mange vite, on fête Noël dès le mois d’octobre dans les supermarchés et on partage la galette durant tout le mois de janvier.
On a plus le temps. Le repas devient un peu la corvée de trop dans notre journée si bien remplie… Allez hop, adieu les bonnes vielles recettes  de famille !
Et pourtant… rien de tel qu’un repas élaboré soi-même: il peut être léger, il peut être sain, il est moins cher et surtout, il peut être bon !
Pour ceux qui, vraiment son hermétiques à l’art de manier les casseroles, pensez à ceux de votre famille (mamie ? maman ????) ou de vos amis qui vous régalent de temps en temps et sachez que vous aussi, Y a pas de raison, vous pouvez y arriver !

Pas de temps, pas d’envie, la cuisine se perd peu à peu dans la plupart des foyers français et c’est bien regrettable. Alors la cause est-elle perdue d’avance? Y a t-il moyen de retrouver l’envie et le plaisir de cuisiner?

D’abord, trouver (ou retrouver) l’inspiration :
Commandez les paniers de légumes et/ou fruits « BIO » livrés dans votre quartier ou ravitaillez-vous à l’A.M.A.P. (Association pour le Maintien d’une Agriculture de Proximité) la plus proche. Rassuré(e) d’aller dans le bon sens écologiquement ou économiquement parlant, il ne vous restera plus qu’à trouver le moyen de cuisiner tous ces légumes de saisons… Petite astuce : taper le nom dudit végétal dans la barre prévue à cet effet du site « marmiton.org » et laissez vous tenter par les meilleures recettes des internautes qui savent, eux, cuisiner.
Aller fouiner dans les rayons « cuisine » des librairies et offrez vous quelques ouvrages sur le sujet, ceux dont les photos sont les plus alléchantes par exemple. Certaines édition font des miracles ! Ensuite, après avoir choisit la recette la plus alléchante, attelez-vous à lire la recette, car, si si, normalement c’est aussi faisable à la maison ! Bon, l’aspect visuel de la recette, telle que présentée sur la photo, n’est pas toujours garantit…
Allez vous balader dans les boutiques spécialisées de matériel de cuisine, style rayon dédié du BHV. Attrapez le premier ustensile culinaire étrange que vous croisez et dont vous n’avez vraiment aucune idée de l’utilité qu’il puisse avoir. Puis, faite marcher votre imagination pour trouver, ou interviewez un vendeur, ou, pour les plus motivés, lisez le mode d’emploi.
En dernier ressort : attendez un jour triste, allongez-vous sur le canapé, fermez les yeux et repensez aux petits plats si bons que maman vous préparait (ou papa, qui sait…) étant enfant. Ensuite prenez le téléphone et, avant ou bien après lui avoir raconté tous vos (autres) problèmes, demandez lui les détails techniques secrets de sa recette. En plus, ça lui fera plaisir !
Ensuite, vérifier le matériel :
C’est sûr, deux plaques et une pauvre casserole dans un studio de 10 m2, ça n’aide pas à faire de la grande cuisine. Toutefois, pour ceux qui ont la chance d’avoir un espace un peu plus adapté, il serait bon de prévoir :
– un four (pour les petits gratin de légumes et les petites papillotes de poisson…)
– une cocotte minute (60 ans de durée de vie, on fait toujours pas mieux…)
– une grande et une petite casserole
– une grande et une petite poêle anti-agrippante
– un mixeur type pied avec petit bol adaptable pour hacher herbes voire petites farces
– une râpe
– un économe (épluche légume) et un ou deux bons couteaux
une planche à découper

Et enfin, fouillez bien votre agenda, trouver un peu de temps !!!!

Par Anaïs Laffond, diététicienne à Paris

Pas le temps de cuisiner?…Soyez malin !

(d’après Hélène BUYSSCHAERT, diététicienne au 18 rue dauphine)
Pas le temps et pas l’envie de cuisiner et pourtant… préparer des petits-déjeuners, des déjeuners et dîners  rapidement et simplement avec ce qu’on a sous la main tout en préservant sa santé et sa ligne : c’est possible!
Il suffit juste  d’un peu d’imagination, d’un minimum de temps et de quelques réserves dans ses placards, frigo et congélateur.
Commençons par le début de journée…rien de tel qu’un petit déjeuner complet pour partir du bon pied pour le reste de la journée. Mais parfois le réveil est rude, on grappille quelques minute de “rab” sous la couette, on est barbouillé, la sensation de faim n’est pas là, on cherche ses clés, vos enfants traînent devant les dessins animés au lieu d’enfiler leur blouson …. Bref pas faim, pas le temps !
Pour des petits-déjeuners prêts à manger (ou presque) en voiture, dans le bus, le métro ou sur votre lieu de travail voici quelques idées :
Un pain individuel aux fruits secs ou aux noix, un muffin anglais ou un pain au lait acheté dans une boulangerie sur votre trajet. Ajouter un fruit ou un verre de jus de fruit 100% pur jus et un verre ou une briquette de lait et voilà un petit-déjeuner minimaliste, mais finalement complet.
Lait frappé aux fruits. Dans un mixeur : une tasse de lait ou un yaourt bulgare, une banane mûre, ½ tasse de petits fruits surgelés (fraises, framboises…). Saupoudrer de germe de blé, de flocon d’avoine ou de muesli.
Yogourt-repas. Mélanger un yaourt avec une poignée de céréales, une cuillère d’amandes et/ou de noix et une cuillère de fruits secs (raisins, abricots, pruneaux …).
Pour un déjeuner astucieux, économique et équilibré: préparez-vous votre boîte à Lunch. Comment la remplir ? Elle contient au moins un aliment provenant de chacun des quatre familles d’aliments : fruits et légumes, produits céréaliers, produits laitiers et viande, poisson ou œufs. Elle renferme peu d’aliments transformés et met l’accent sur la variété : formes, textures, couleurs!
Voici quelques exemples :
Côté salades complètes :
Le taboulé parfumé : Pour la base de la semoule nature ou déjà épicé, ou du boulgour puis vous ajouter des tomates et concombre coupé en petit dès, du jus de citron, du persil plat en grande quantité et un c à soupe d’huile d’olive on peut ajouter des émincés de dinde pour l’apport en protéine.
La niçoise. Mélanger une boîte de thon au naturel avec de la laitue, des tomates, des œufs durs et si vous en avez sous la main, du poivron rouge, des olives noires de l’oignon. Un restant de haricots verts cuits s’y intègre parfaitement. Pour le produit céréalier, du riz , un reste de pomme de terre ou un morceau de pain fera l’affaire. Napper d’huile d’olive (une cuillère à soupe) et de vinaigre balsamique,  ou xérès et le tour est joué.
Salade de légumineuses. Encore plus simple ! Rincer et égoutter une boîte de légumes secs  (haricots rouges,  lentilles,  pois chiches…). Ajouter une cuillère à soupe  d’huile d’olive, de vinaigre ou de jus de citron. Ajouter de l’ail, des fines herbes (en surgelé tout est déjà finement émincés vous pouvez ainsi gagner du temps), les légumes que vous avez  sous la main (tomate fraîche en dés, concombre, carottes râpées…) et du thon, des dès de jambon ou de bacon, oignon, persil.
Revisitons les Sandwichs :
Il existe une multitude de pains, alors variés vous ne vous en lasserez pas : un pain  campagne, aux céréales ou aux noix, un pain pita, un muffin anglais, un bagel, de la baguette, tortilla. .. Vous avez fait votre choix passons maintenant  à la garniture. Voici des suggestions pour aiguiser vos papilles :
Thon en conserve nature, assaisonné à la moutarde ou au vin blanc, fromage frais et concombre en petits cubes.
Rillette de saumon. Mélanger un peu de fromage frais avec une boîte de saumon. Assaisonner de fines herbes (ciboulette, persil). Une branche de céleri finement hachée, quelques pignons de pin et garnir de roquettes.
Noix hachées, carottes râpées, raisins secs, quartiers de pomme et cancoillotte.
Tranches de rôti de porc, mâche et chèvre.
Emincés de dinde ou de poulet cuit roulés dans les épices (piment doux, paprika), poivrons rouges, germes de soja. Étendre du fromage frais ou guacamole sur une tortilla, ajouter la préparation et rouler.
Ajouter un laitage et/ou d’une fruit dans votre boite à lunch a consommer selon votre appétit et votre repas est complet !
Astuces supplémentaires pour consommer encore un peu plus de légumes et de fruits : Les Trempettes.
Mélanger du yaourt ou du fromage blanc nature avec de la moutarde de Dijon et/ ou du citron ou du vinaigre, de l’ail, des fines herbes. Et voilà des petites sauces légères aux couleurs et arômes variés, pour croquer des bâtonnets de carottes, concombre, lamelle de poivron, bouquet de choux fleur, des radis … à adapter selon les saisons.
En version dessert, on trempe des quartiers de fruits dans un yaourt nature (au miel) ou à la vanille. On on y ajoute simplement des petits fruits surgelés.
Pour les ultra- rapido. Sachez que certains aliments préparés peuvent facilement  vous dépanner.  Ils se glissent tout simplement dans votre sac : carré frais, houmous, tzatziki, carottes miniatures, tomates cerises, concombre, brique de  jus de légumes, sachet de noix mélangées, lamelles  de fromage et craquelins préemballés, yaourt à boire, brique de lait, poissons fumés en conserve ou sous vide, bâtonnets de surimi,  etc.  A accompagner de pain, cracottes ou petits grillés.
Une collation santé peut être utile si le repas du midi a été un peu frugal, si vous terminez la journée par une séance de sport ou si le repas du soir s’annonce tardif. Comment la composer ? D’un ou deux éléments :
Un Produit céréalier : cracottes,  pain grillé, biscotte, pain noir, Galettes de riz, biscuits secs (bien lire les étiquettes concernant les quantités de graisses et de sucres), une poignée de céréales.                                        Un fruit : frais, en conserve sans ajout de sucre , compote de fruits  sans sucre ajouté, mélange de fruits séchés, Légumes pré-coupés, Jus de fruits à 100 %, Jus de légumes. Un produit laitier : Lait, yaourt nature aux fruits ou aromatisé, une portion de fromage
Et pour finir des dîners vite faits, bien faits à consommer en prenant en prenant tout son temps !
La journée de travail est terminée… transport, les enfants à récupérer, aide aux devoirs, papiers à traiter il y a de quoi être épuisé par la course de la fin de journée. Et presque rien dans les placards. La famille qui crie famine !  Halte au découragement ! Mot d’ordre : simplicité égale santé. En voici la preuve.
Repas  tartines. Étendre du concentré de tomate ou du pesto sur un tranche de pain de campagne. Ajouter la garniture et le fromage. Griller au four. 
Suggestions de garnitures :
jambon, tomate et mozzarella
oeufs brouillés et parmesan
crevettes et tomates fraîches
carré frais, saumon fumé et mâches
champignons, courgettes et aubergines avec des copeaux de parmesan
à la mexicaine : tomates, viande hachée cuite, épices chili, haricots rouges ou noirs, oignons
L’Omelette du chef. Un classique! Battre quelques œufs avec un peu de lait, assaisonner et verser dans une poêle chaude. Au préalable, on aura fait revenir quelques légumes dans la poêle. Par exemple :
De l’oignon rouge finement haché et des tomates en dés. En fin de cuisson, garnir le dessus de l’omelette avec des olives noires et des petits cubes de fromage feta. Un à deux toast pour l’apport en féculent peut faire l’affaire.
Du poivron vert et de l’oignon hachés. Ajouter des haricots rouges et un peu de salsa, puis les oeufs.
Des courgettes et des champignons tranchés. Ajouter gruyère râpé après avoir versé les oeufs. Compléter par un morceau de baguette.
Chili express. Dans une grande casserole, faire griller du boeuf haché ou d’émince de poulet  en remuant et en émiettant à l’aide d’un ustensile. Cuire jusqu’à ce que la viande perde complètement sa couleur rosée. Ajouter une ou deux boîtes de haricots rouges en conserve (rincés et égouttés) et une boîte de tomates concassées. Ajouter, si vous en avez sous la main, du poivron, de l’oignon, de la coriandre et de l’ail haché, ainsi qu’une poignée de maïs surgelé. Assaisonner avec des épices à la mexicaine ou un peu de salsa. Laisser mijoter et servir avec des tortillas ou du riz. Ce plat est tout aussi délicieux en version végétarienne.

Le repas – Soupe. Dans une grande casserole, verser une boîte de lentilles vertes rincées et égouttées. Ajouter un bouillon cube, un peu d’eau et ce qu’il reste de légumes au frigo (la version surgelé peut convenir parfaitement !) : tomates, poivrons, oignons, carottes, céleri, etc. Saler (peu) et poivrer. Accompagner d’un morceau de fromage et d’une tranche de pain complet.     La même Version « soupe rouge » : vous  remplacez les lentilles vertes par des haricots rouges et vous ajoutez une boîte de tomates concassées et, si vous en avez, un bouquet de coriandre ou de basilic frais.

La Ratatouille express. Faire revenir dans l’huile d’olive de gros morceaux de légumes tels que (oignon, poivron vert, courgette, aubergine) dans une casserole. Ajouter une ou deux gousses d’ail et verser une boîte de tomates en dés. Laisser mijoter jusqu’à ce que les légumes soient tendres. Pour un repas complet, ajouter une boîte de légumineuses (haricots blancs, rouges, etc.). Servir avec du riz, des pâtes, du blé entier, du boulgour,  des grillades, etc. À préparer d’avance et à congeler.

Un Poisson au four. Assaisonner des filets de poisson (frais ou surgelés) et les placer sur une tôle à biscuits. Faire cuire au four à 190 °C ou 200 °C (375 °F ou 400 °F), le temps nécessaire pour que la chair se détache à la fourchette. Poisson frais : quelques minutes. Poisson surgelé : environ 30 minutes.
quelques suggestions d’assaisonnements (à ajouter avant de commencer la cuisson) :En toute simplicité : poudre d’ail, thym, poivre au citron, sel
Mélange sucré/ salé : zeste et jus d’agrume (orange, lime ou citron), coriandre ou persil (idéalement frais), sel et poivre
A la tomate : Verser une boîte de tomates en dés. Ajouter du zeste de citron et de l’oignon vert haché
Lasagne d’aubergine. Placer les tranches d’aubergine grillées surgelées (après un temps de décongélation) dans un plat allant au four, ajouter des tranches de bacon  puis verser  la moitié d’un pot coulis de tomate nature. Recommencer l’ensemble des étapes une deuxième fois puis recouvrir de fines tranches de mozzarella et d’origan. Cuire au four jusqu’à ce que la mozzarella soit gratinée. A accompagner un ou deux toast.


A vous de jouer !

Hélène Buysschaert  diététicienne-nutritionniste le 23 11 2011

Adieu boisson dégrisante…

Avis à tous ceux qui pensaient pouvoir bientôt prendre la voiture après des soirées bien arrosées ! L’ANSES a tranché: l’allégation, présente sur certaines boissons, est infondée:

« Une boisson, qui sera mise sur le marché français dans les jours à venir, se présente comme « dégrisante » car elle favoriserait la diminution du taux d’alcool dans le sang.

L’Afssa n’a pas à ce jour d’éléments sur ce dossier spécifique pour faire une évaluation du produit. Néanmoins, sur des dossiers similaires, le Conseil supérieur d’hygiène publique, en 2000, puis l’Afssa, en 2006, avaient conclu que la preuve de l’efficacité de ce type de boissons pour diminuer le taux d’alcool dans le sang n’était pas apportée.

En particulier, aucune étude n’a montré, à ce jour, que le fructose ou la vitamine C, apportés par ces boissons, soient susceptibles de faire baisser l’alcoolémie, d’autant qu’il existe des variations de métabolisme entre individus.

Au total, les risques liés à l’utilisation de tels produits sont importants car ces boissons donnent un sentiment de fausse sécurité et sont susceptibles d’induire une consommation d’alcool non maîtrisée, en particulier avant de conduire. Leur consommation va à l’encontre de tous les messages sanitaires et de prévention routière.

L’Afssa a mis en place un système de nutrivigilance. En s’appuyant sur ce système elle portera la plus grande attention aux accidents liés à ce type de boisson qui lui seraient déclarés. » (ANSES)

Et pour en savoir plus:

boissons-degrisantes – avis AFSSA / ANSES

Anaïs Laffond – Diététicienne

Peut-on encore consommer du lait?

Produit laitier

Produit laitier

Le pr J-M LECERF de l’institut pasteur de Lille nous éclaire enfin sur cette question en reprenant un par un les arguments des détracteurs actuels des produits laitiers, toujours plus nombreux et plus virulents sur la toile :

Article produits laitiers – J-M LECERF

Doit-on rappeler que l’homme étant par nature omnivore, aucun aliment n’est vraiment « fait » pour lui et que tous sont susceptibles d’être bons ou mauvais selon nos particularités génétiques ou individuelles ou encore en fonction des quantités ou abus qui peuvent en être fait?

Seulement dans la variété est le salut de l’omnivore… Est-ce encore un secret?

A bons entendeurs…

Anaïs Laffond – diététicienne

Alimentation et cancer: mangeons-nous trop de viande?

Selon le tout récent document d’information estampillé PNNS (Programme national nutrition et santé) dont l’édition a été coordonnée par L’institut National du Cancer, la consommation de viandes rouges (bœuf, porc, mouton, agneau et cheval) et de charcuteries serait associée à une augmentation du risque de cancer colorectal.

Ces aliments sont pourtant une bonne source de protéines, de fer, zinc et vitamines B12. Leur consommation entre donc tout à fait dans le cadre d’une alimentation équilibrée, en alternance avec les viandes dites « blanches », les poissons, les œufs et les légumineuses.

Alors quelles quantités conseiller ?

On estime, d’après les récentes études de consommation INCA2 (Afssa 2007) que la moyenne de consommation de viande rouge chez les adultes vivant en France en 2006 serait de 370g par semaine : 460g pour les hommes et 285g pour les femmes.

L’augmentation du risque de ce cancer s’associerait à une consommation allant au delà de 500g de viande rouge par semaine (soit 700 à 750g avant cuisson) et concernerait donc uniquement les gros mangeurs. Mais ceux-ci représentent toutefois encore 39% des hommes contre 13% des femmes…

Alors, messieurs, mollo sur l’entrecôte !

Anaïs Laffond – Diététicienne Nutritionniste Paris

Le régime protéiné ou hyperprotéiné

Sachets, barres, poudres, crèmes… De nombreux produits dits de « régime protéinés » ou de « diète protéique » sont en vente libre, accessibles facilement et vantent comme résultats une perte de poids très rapide, de l’ordre de 2 à 3 kg par semaine.

Ce qui permet cette perte de poids rapide, ce ne sont pas les protéines, mais le très bas niveau calorique de la ration qui est proposée : de deux à trois fois moins de calories que votre ration habituelle ! Les protéines sont là pour offrir une protection contre la fonte musculaire et une sensation de rassasiement plus importante.

Il n’est pourtant pas nécessaire de dépenser beaucoup de sous pour peu de petits sachets lorsque l’on souhaite entamer ce type de diète. En effet, cette ration très basse calorie (800 à 1200 kcal/jour bien souvent) et hyperprotéinée est atteignable également avec des aliments normaux et tout nutritionniste qui possède le diplôme de diététicien est en mesure de vous calculer en quelques minutes une ration de ce niveau, mais à base de vrais aliments et de vrais repas.

Mais en réalité, ces régimes très basses calories et hyperprotéinés ne sont plus recommandés à l’heure actuelle pour perdre du poids car ils sont d’une part déséquilibrés (sources de carences et dangereux sur le long terme) et d’autre part parce qu’il s’ensuit bien souvent une reprise du poids perdu à la fin de régime.
En effet, le métabolisme a tendance à chercher, en quelque sorte, à s’adapter à ce nouvel apport énergétique bien en deçà de ses besoins réels, et le retour aux anciennes habitudes lui apporte des calories dont, en gros, il ne sait plus que faire… Du coup, il refait les stocks de graisse corporelle jusqu’à, petit à petit, se réadapter à sa nouvelle et ancienne ration retrouvée. Grosso modo, le temps de se réhabituer à manger, on a déjà tout repris…
Ce sont également ces régimes très basses calories qui ont fait naître les phénomènes très connus de « yoyo » sur la balance avec une prise pondérale importante en fin de course, au bout de plusieurs années.

Il faut également souligner que tous les régimes qui relèvent d’une restriction « cognitive » très importante (et c’est bien la cas lorsque l’on décide : « le pain, plus jamais » et qu’on le remplace par des steaks, peu attrayants au petit déjeuner, ou encore de la poudre à mouiller) s’accompagnent bien souvent de conséquences psychologiques, physiologiques et comportementales. On peut citer bien sûr la mise en place d’une relation complexe et conflictuelle avec les aliments, la perte de ses repères (l’impression de ne plus savoir comment manger), l’apparition de phénomènes de désinhibition ou d’hyperphagie entre les repas, sorte de boulimie passagère : je suis au régime, mais souvent « je craque » ! Et je peux manger un paquet tout entier…

Alors comment envisager une perte de poids ?

Il faudra déjà accepter de perdre autour de 2 à 4 kg par mois et non par semaine! (ce qui est déjà très rapide pour le corps) Viser le court terme, on l’a vu n’est pas la meilleure solution. D’autre part, il vaut mieux éviter les régimes « clefs en main » des magazines ou les régimes « faits maisons » où l’on ne mange plus que des légumes bouillis dénaturés et sans goût (histoire d’être sûr d’être bien au régime), tous trop bas également en calories. Le mieux pour atteindre cet objectif serait encore de vous faire calculer une ration alimentaire personnalisée par un professionnel de la diététique, calculée à partir d’une enquête alimentaire. Voire de vous faire accompagner dans votre démarche pour apprendre à manger mieux, à garder ses petits plaisirs, tout en perdant du poids.

Autres articles sur le sujet « perdre du poids »:

http://www.anaislaffond.com/2009/05/petits-secrets-pour-un-regime-qui-marche/

http://www.anaislaffond.com/2009/05/je-veux-perdre-du-poids-vite/

Anaïs Laffond – diététicienne Paris

Actualités: Alli, pilule pour perdre du poids

Alli arrive dans nos pharmacies et, disponible sans ordonnance, c’est la star de la semaine. Toute la presse en parle : Alli, la pilule qui fait perdre du poids. Alors, qu’en est-il au juste ? Avis d’une diététicienne…

D’abord, quelques données pharmacologiques.

La pilule Alli est la petite sœur du Xénical déjà commercialisée par le laboratoire Roche depuis plus de dix ans, mais sur ordonnance celle là. Alli est en fait une demi-dose du Xénical. C’est tout nouveau, ça vient de sortir, grâce à l’Europe maintenant il suffit de diviser un cachet par deux pour pouvoir le distribuer en accès libre… Libre ? Mais non me direz-vous, le produit est « derrière » le comptoir et les pharmaciens ont pour consigne de ne le vendre que dans les cas d’IMC (Indice de Masse corporelle) supérieur à 28, c’est à dire un surpoids médical avéré. Mais ces mêmes pharmacies n’ont-elles pas été littéralement dévalisées dernièrement de leur stock de Tamiflon, pourtant vendu sur ordonnance, lorsque H1N1 a commencé à sévir au Mexique ?

Le principe actif d’Alli, comme du Xénical, en est l’Orlistat, molécule qui agît dans l’estomac et l’intestin grêle pour, en gros, empêcher l’absorption de nos graisses alimentaires. Alli, c’est 25% du gras que l’on mange qui ressort tel quel.
Alors, c’est quoi le nouveau principe pour perdre du poids ? Prendre un Mac do et le retrouver dans nos selles après ? Et pourquoi pas se faire vomir aussi tant qu’on y est ? Ca me rappelle vaguement un fonctionnement vu et revu dans certains troubles du comportement alimentaire bien connus, et je gage qu’Ana et ses amies boulimiques ne vont pas perdre de temps à se le procurer…

A savoir également, avant de se lancer dans l’aventure, Alli réserve quelques « désagréments » pour leurs utilisateurs, quelques « effets indésirables ». Sur la fiche technique de présentation du produit disponible sur le site de l’AFSSAPS (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé) on peut ainsi lire : « flatulences avec ou sans tâches huileuses, besoin impérieux ou plus fréquent d’aller à la selle, voire incontinence de selles, selles molles, grasses ou huileuses ». Pas terrible quand même quand on vient justement de se décider à se prendre en main pour se sentir mieux, être en bonne santé…

Et l’impact d’Alli sur notre santé justement? Sur nos intestins ? Comment va donc pouvoir bien réagir à cet assaut de matières grasses notre chère flore intestinale, que nous essayons tant bien que mal de chouchouter avec nos produits laitiers au  « bifidus », nos fibres alimentaires probiotiques et compagnie ? Comme d’habitude : on verra bien… Les consommateurs feront le test… L’histoire est pourtant longue des pilules « miracle » retirées du marché après avoir découvert leurs effets néfastes sur la santé. Je cite ?

Et sans compter toutes les études actuelles qui commencent à démontrer le rôle de cette même flore intestinale dans, justement, les problèmes d’obésité. On ferait peut-être bien d’attendre un peu, avant de tout chambouler là-dedans.

Mais, si ça marchait vraiment?
Les sites de vente en ligne annoncent comme résultats de doubler la perte de poids par rapport à un régime seul. Tentant… Les données techniques délivrées par l’AFFSAPS présentent les résultats des études concernant le Xénical (double dose d’Alli) : après 1 an de traitement, accompagné d’un régime hypocalorique toujours, les patients suivis ont perdu 10% de leur poids corporel contre 8% pour le groupe placébo. A moins que je ne sache plus compter, la perte de poids n’a donc pas été doublée, et ce malgré la double dose… Et en se basant sur ces résultats, pour un demi-cachet, aurait-t-on trouvé une différence de 1% sur la perte de poids ? A 39 euros environ pour deux semaines de traitement, ça fait un peu cher le kilo à perdre…

Enfin, la pilule Alli fonctionne bien si elle est accompagnée d’un régime hypocalorique. Et là je m’interroge une nouvelle fois : pourquoi prendre Alli puisque, seul, un régime hypocalorique bien fait suffit à rentrer dans une démarche de perte de poids ? De plus, un régime hypocalorique étant déjà réduit en lipides, retirer encore une partie des lipides ingérés ne va-t-il pas conduire à un régime tout simplement hyper-restrictif ? Ha ! Tu croyais avoir mangé ?! Et bien non… à la diète… Et pourtant les régimes trop stricts, on a déjà testé : on perd… et on reprend !

Il faudra enfin prévoir quelques carences durant le traitement du fait, justement, de cette insuffisance en lipides alimentaires : carences en vitamines A, D, E, K…
Mais malgré tout cela, je présume que nombreux sont ceux et celles qui se laisseront tout de même tenter, les magazines et les publicités sont toujours là pour nous rappeler combien il est important d’être « svelte » avant l’été… Oui d’accord… mais après ?

Site de l’AFSSAPS – sujet Alli: http://www.afssaps.fr/content/search?SearchText=alli&ok=Valider

Calculer son IMC: http://www.anaislaffond.com/2009/05/outil-savoir-calculer-son-imc/

par Anaïs Laffond – diététicienne nutritionniste Paris

Recettes de smoothies allégés

fru055-1Les recettes trouvées sur internet montent souvent une portion calorique très élevée, pas toujours adaptée à l’envie de manger « sain » en mangeant plus de fruits…

Exemple de smoothie pas allégé du tout (recette pour 2 personnes):
2 bananes + 3 kiwis + 2 tranches d’ananas + 2 yaourts + 2 cuillères de miel
= 2 fruits + 1 yaourt + 1 sucre / personne… et tout ça en un seul verre !

Voir article détaillé sur ce sujet : http://www.anaislaffond.com/2009/04/la-mode-des-smoothies-attention/
Si le smoothie peut être un atout santé, il faudra donc tout au moins apprendre à le préparer « légers ».

Quelques astuces pour modifier les recettes :

1. Rajouter de l’eau et non du jus de fruits

2. Retirer les sucres ajoutés : miel, sucre, fruits au sirop (à prendre frais !)

3. Utilisez des fromage blanc 0% de matière grasse

4. Attention aux quantités !
Idéalement le smoothie devrait compter pour une seule ration de fruit dans la journée. Difficile de remplir le verre avec un seul fruit… Il faudra donc au moins les limiter à deux fruits ou 1 fruit + 1 produit laitier par personne.

Quelques recettes légères pour 2 personnes :

Smoothie léger banane :
2 bananes
2 fromages blancs 0%
= 1 fruit + 1 produit laitier :

Smoothie léger nectarine/banane :
2 nectarines
1 banane
1 verre d’eau glacée
= 2 fruits

Smoothie léger fraise :
1 barquette de fraises (250g)
1 fromage blanc 0%
1 verre d’eau glacée
quelques feuilles de menthe
= 1 fruit + 1 produit laitier

Smoothie léger mangue :
1 mangues bien mûres
1 banane
1 petit verre d’eau glacée
= 2 fruits

Smoothie léger pomme/poire :
3 poires bien mûres
1 verre de jus de pomme
1 verre d’eau glacée
= 2 fruits

Smoothie léger melon :

1 melon
1 fromage blanc 0%
1 verre d’eau glacée
= 1 fruit + 1 produit laitier

Smoothie léger mangue :
1 mangue bien mûre
1 fromage blanc 0%
quelques feuilles de menthe
1 petit verre d’eau glacée
= 1 fruit + 1 produit laitier

Smoothie léger mangue/citron :
1 mangue bien mûre
1/2 citron pressé
1 verre de jus d’orange
1 petit verre d’eau glacée
= 2 fruits

Smoothie léger fraise/banane :
1 banane
1 barquette de fraises
1 verre d’eau glacée
= 2 fruits

Mais de temps en temps, pensons à utiliser nos dents ! Les fruits entiers sont plus rassasiants, et comptent pour un seul fruit… De quoi laisser un peu de place pour les desserts du reste de la journée.

par Anaïs Laffond – diététicienne nutritionniste Paris

Équivalences pratiques

Quelques équivalences moyennes, à utiliser pour varier !

1 portion de Viande/ Poisson/ Oeuf:

  • 1 steak haché de bœuf, veau (120g env.)
  • 4 boulettes de bœuf
  • 1 tranche de rôti de bœuf, veau, porc
  • 100g à 120g de bœuf, de veau : steak, bavette, filet, rumsteck, faux filet, paleron, gîte…
  • 100g à 120g de gigot d’agneau, épaule d’agneau dégraissée
  • 100g à 120g de filet de porc, côte de porc dans le filet
  • 2 tranches de jambon blanc (100g)
  • 100g à 120g d’abats (foie, cœur, rognons…)
  • 1 escalope de dinde ou poulet 100g à 140g
  • 100g à 120g aiguillettes ou magret de canard (dégraissé avant cuisson), de lapin
  • 1 grosse cuisse ou 1 avant cuisse de poulet (140g à 180g avec l’os) sans la peau

Légumes verts :
Asperge, aubergine, betterave rouge, blette, brocoli, carotte, céleri rave ou branche, champignon, tous les choux, concombre, courgette, endive, épinards, haricots verts, navet, oignon, panais, poireau, potiron, radis, petits pois extra fins, rutabaga, toutes les salades vertes, tomate, topinambour…

1 fruit moyen :

  • 1 pomme, 1 poire, 1 pêche, 1 brugnon, 1 banane
  • 1/2 pamplemousse
  • 1 orange, 2 mandarines, 3 clémentines
  • 2 kiwis
  • 3 figues, 4 abricots (entiers ou secs…)
  • 2 tranches d’ananas
  • 150g de mangue, papaye, goyave ou grenade
  • 200g de fraises, framboises ou groseilles
  • 250g de melon ou pastèque
  • 80g de raisin, soit 15 grains, 10 litchis
  • 15 cerises
  • 8 mirabelles, 5 prunes, quetsches ou reine-claude

et encore :

  • 1/2 verre de jus de fruit frais, ou jus de fruit 100% pur jus (75 mL)
  • 100g de compote « sans sucre ajouté », de fruits cuits

1 yaourt

  • 1 yaourt nature sans sucre (env. 70 Kcal)
  • 1 yaourt autre environ 70 Kcal / pot ou moins
  • 100g de fromage blanc nature sans sucre 0% ou 20% de Mat. Grasse
  • 2 petits suisses nature sans sucre 0% de Mat. Grasse
  • 1 verre de lait 1/2 écrémé (125 mL)
  • 1 verre de lait fermenté non sucré
  • 30 à 40g de fromage allégé

40g de pain :

  • 1/6ème de baguette
  • 1 grande tranche de pain de mie
  • 2 grandes biscottes ou 6 petites
  • 2 triscottes
  • 30g de céréales pour le petit déjeuner (corn flakes, spécial K…)
  • 30g de farine de blé
  • 100 g de pâtes, riz, blé, semoule CUITS (1 louche)
  • 100 g de légumes secs CUITS (lentilles, haricots blancs, pois chiches…) (1 louche)
  • 2 pommes de terre de la taille d’un œuf ou 150 g de purée

10g d’huile :

  • 1 cuillère à soupe d’huile
  • 10g de beurre ou margarine (1 noix)
  • 20g de beurre allégé à 41%
  • 35g de crème fraîche  à 30% de matière grasse (2 cuillères à soupe)
  • 70g de crème fraîche à 15% de matière grasse

par Anaïs Laffond – diététicienne nutritionniste Paris