Archives pour la catégorie Qu’on se le dise !

Petites recettes d’un « régime » qui marche

A tous ceux et celles qui se lanceront dans un régime « maison » ou bien encadré par un diététicien. Quelques conseils pour rendre la perte de poids plus efficace et plus sure:

1. Petit inventaire… du frigorondelle de banane

Parce qu’il est difficile de préparer une salade de tomates si l’on a pas de tomates, parce qu’il est difficile de résister au plateau de fromage si celui-ci prend la moitié du frigo, parce qu’il n’est pas envisageable de garder dans son placard un pot de Nutella sans l’entamer (si l’on est amateur, bien sûr)…

Alors avant de se mettre « au régime », il faut commencer par se mettre « au ménage » : faire une liste de ce que l’on souhaite manger est une première étape indispensable pour commencer à travailler sur ses habitudes alimentaires. Je veux manger des fruits ? des légumes ? des yaourts natures ? un peu de fromage ?… Le contenu de votre frigo doit être en adéquation avec vos nouveaux choix alimentaires.

2. Organisation pratique des courses

« Passer » au supermarché en coup de vent en sortant du travail et avant de rentrer chez soi, à l’heure où le ventre commence à crier famine, sera toujours une TRES mauvaise idée. Tous les produits gras et sucrés, tous ces aliments plaisirs que vous adorez mais que vous n’aviez pas mis dans votre liste de course, régime oblige, vont vous tendre les bras, disposés bien en évidence sur le chemin qui vous sépare des aliments que vous étiez initialement venus chercher…

Nouveauté donc : se mettre à faire une liste de course (ce qui nécessite d’avoir réfléchis un minimum aux menus de sa semaine) ET faire ses courses l’estomac plein. Dans l’idéal le week-end, au calme, après le petit-déjeuner ou le déjeuner.

3. Réflexion sur la qualité

Perdre du poids nécessite bien sûr une baisse du niveau calorique de vos apports alimentaires journaliers, permettant à votre corps de puiser dans ses réserves (les bourrelets bien sûr…). Pour baisser ce niveau calorique moyen il faudra privilégier les aliments de « faible densité énergétique » au sein de chaque groupe d’aliments, autrement dit d’aliments qui nourrissent mais sans excès (peu de graisses et sucres cachés).

Pour ceux qui font le choix d’être accompagnés dans leur démarche par un diététicien, une étude de chaque groupe d’aliment en tenant compte de vos propres goûts et habitudes alimentaires vous permettra de définir les aliments dont la consommation devra être augmentée et de les intégrer à votre ration hypocalorique.

Pour les autres, pensez à choisir des aliments simples que vous cuisinez vous même: non panés, non déjà préparés, évitez les produits contenant des sucres ajoutés (yaourts aux fruits, crèmes desserts…), privilégiez le pain nature, le pain complet, les céréales et pommes de terre, les fruits et légumes frais, les viandes et poissons à cuisiner vous même, les produits laitiers demi-écrémé plutôt qu’entiers…
Méfiez-vous également des aliments « santé » au packaging attrayant, pas toujours si légers : smoothies, yaourts en faveur d’une flore intestinale florissante, gâteaux « allégés »…

4. Avant tout, manger !

Manger moins est la pire des solutions… Si c’est la manière la plus simple (à priori) de faire baisser son niveau calorique, c’est aussi la manière la plus simple d’être affamé au bout de trois jours et de « craquer » à la moindre contrariété ou de vous « empiffrer » à la moindre invitation.

Non, vous n’êtes pas boulimique parce que vous venez de vous avaler un paquet de gâteaux entier… Vous ne l’auriez peut-être pas même regardé si votre déjeuner avait été complet et/ou si vous aviez pris une vraie collation dans l’après-midi.

On ne le dira donc jamais assez, pour maigrir, il faut commencer par manger !

Dans l’idéal, un régime bien fait doit vous permettre de vous apporter dans un volume d’aliments similaire à votre volume habituel (donc sans sensation de faim), une ration calorique réduite d’un tiers pas plus… Le diététicien s’appuie sur une enquête alimentaire pour vous établir une telle ration. Pour ceux qui se lancent seuls dans l’aventure, deux signes peuvent vous montrer que votre nouvelle alimentation est trop pauvre en calories: 1. vous avez faim 2. vous perdez plus de quatre kilos par mois.

5. Quelques réflexes à éviter absolument…

Je sors ce soir, je préfère manger très léger à midi :arriver affamé devant les chips à l’heure de l’apéro, devant le buffet copieux de vos amis, devant la carte du restaurant est une mauvaise, très mauvaise initiative…

J’ai l’habitude de grignoter dans l’après-midi ou en rentrant chez moi, je dois apprendre à tenir sans manger: se programmer une collation dans l’après-midi sera plus judicieux que ne plus manger du tout lorsque vous en aviez au contraire l’habitude. A défaut, vos longues journées de travail, vos stress divers et variés viendraient vite à bout de votre bonne résolution.

J’arrête le pain : au contraire ! Il est démontré que perdre du poids est plus facile avec une ration alimentaire dont la proportion en sucres (pain, féculents, fruits, produits laitiers…) n’est pas diminuée… C’est la ration calorique globale qui devra être baissée, tout en conservant bien représentés tous les nutriments à travers les groupes d’aliments dont nous avons besoin.

J’évite la banane… Dommage, bien moins calorique qu’une barre chocolatée, qu’une viennoiserie, que des bonbons, elle permet par exemple de s’offrir une collation qui « cale » bien, histoire de tenir jusqu’au repas suivant. La banane peut donc au contraire être une bonne alliée pour avoir une plus grande sensation de satiété.


6. Et l’activité physique…

Pas le temps, pas l’argent… Des tas de raisons ne vous permettent pas de faire autant de sport que vous le vouliez, malgré qu’il soit un atout majeur dans une démarche de perte de poids.

Pensez déjà à marcher plus (monter les escaliers, sortir une station de métro plus tôt…), à faire plus de ménage (et oui, on se dépense aussi en passant l’aspirateur), à utiliser le temps passés devant la télé pour faire quelques exercices…

Anaïs Laffond, diététicienne nutritionniste – Paris

Bon plan: gym à la maison

Petite info en passant pour celles qui aimeraient bien mais n’ont pas les moyens (en temps ou en sous) de s’offrir un abonnement en salle de sport:

Sur direct 8 (suivre le lien et en bas de page: « vidéos à revoir ») vous pouvez lire et relire les émissions « gym » d’une durée de 50 minutes environ. Il reste juste à trouver un tapis de sol !

http://www.direct8.fr/program/gym-direct/

Anaïs Laffond – Diététicienne Nutritionniste – Paris

(NB: Merci à Jennifer pour l’info)

Outil: savoir calculer son IMC

L’IMC ou Indice de Masse Corporelle (ou Body Mass Indice en anglais) est un indice qui permet, au niveau médical, de déceler les personnes dont le poids peut avoir ou aura une influence sur la santé.

Il permet en particulier de diagnostiquer le surpoids et l’obésité.

Calcul de l’IMC:

Poids (en kilos) / (taille (en mètre) x taille)

Exemple:

Je mesure 1m65 et je pèse 58 Kg.

Mon IMC sera de:
58 / (1,65 x 1,65) soit 58 / 2,7225 soit encore 21.


Comment traduire le résultat?

Chez l’enfant, jusqu’à 18 ans, il faut reporter le chiffre d’IMC calculé sur la courbe garçon ou fille figurant dans le carnet de santé.

Chez l’adulte:

  • <18,5: sous-poids
  • 18,5 à 25: valeurs de référence
  • 25 à 30: surpoids (risques pour la santé légèrement augmentés)
  • 30 à 35: obésité modérée (risques pour la santé modérément augmentés)
  • 35 à 40: obésité sévère (risques pour la santé fortement augmentés)
  • > 40: obésité massive (risques pour la santé très fortement augmentés)

par Anaïs Laffond – diététicienne nutritionniste Paris

Arrêter de fumer sans prendre de poids

L’arrêt de la cigarette va souvent de pair avec une prise pondérale qui pourra varier selon les personnes de zéro à plus de dix kilos. Cette prise de poids est parfois un frein pour ceux et celles qui souhaitent « garder la ligne » ce qui est bien évidemment dommage quand on sait l’importance pour la santé d’arrêter de fumer.

Alors, arrêter la cigarette sans prendre du poids, possible ?

Tout d’abord, quelques chiffres :

Une étude a montré que le gain de poids moyen lors de l’arrêt de la cigarette se situe entre 2,8 kg pour les hommes et 3,8 kg pour les femmes. Il s’agit de moyennes, car si certains ont pris plus de 10 kilos, 30% des sujets étudiés n’ont pas pris de poids ou en ont perdu. Une personne sur trois ne prendra donc pas de poids ! Bonne nouvelle…

Cette étude fait également remarquer qu’en réalité, les sujets ont simplement réatteint le poids moyen des sujets non fumeurs.

En bref, ce n’est pas forcément l’arrêt de la cigarette qui fait prendre du poids, c’est la cigarette qui en fait perdre ! D’autre part, les schémas individuels sont très différents et il est difficile de prédire quel impact l’arrêt du tabac aura sur votre poids.

Quelle stratégie pour arrêter la cigarette sans grossir ?
(ou pour arrêter d’en prendre, ou pour en perdre, pour ceux qui sont déjà dans la démarche)

Quelques chiffres encore : un fumeur qui arrête de fumer va avoir une dépense énergétique quotidienne plus basse d’environ 200 Calories (kilocalories) par rapport à ses dépenses habituelles en tant que fumeur, il va également augmenter sa ration alimentaire d’environ 300 Calories par jour. Au total, pour ceux qui ne font pas partie des chanceux 30%, il faudra rééquilibrer son bilan énergétique, d’environ 500 Calories donc, en augmentant sa dépense physique, en diminuant ses apports caloriques alimentaires ou, mieux encore, en associant les deux. Être au poids de « fumeur » tout en étant « non fumeur » nécessite également d’envisager des petites modifications sur le long terme plutôt qu’entreprendre une stratégie « drastique » sur trois semaines…

En pratique:

Pour ceux qui n’ont pas le temps de faire du sport, pensez aux escaliers, à la gym en appartement, à descendre une station de métro plus tôt,à faire plus de ménage !…

Concernant la restriction calorique alimentaire, éviter les régimes « maison » souvent trop stricts et qui rajouteraient encore à votre frustration due à l’arrêt de la cigarette (qui doit rester votre but principal!). Optez plutôt pour une ration équilibrée (trois fruits par jour, des légumes, trois ou quatre produits laitiers…) et maîtrisez les sucres et matières grasses cachées. Vous pouvez également vous faire accompagner par un diététicien pour construire une ration rééquilibrée et plus riche en aliments de faible densité énergétique afin d’être au « régime » au niveau calorique mais sans le ressentir au niveau pratique. Le rêve quoi !

Autre article sur les régimes « trop stricts » à éviter : http://www.anaislaffond.com/2009/04/je-veux-perdre-du-poids-vite/

Source principale : « Les comportements alimentaires », éditions Lavoisier

par Anaïs Laffond – diététicienne nutritionniste Paris

Je veux perdre du poids, vite !

Mais puis-je vraiment perdre 10 Kg en deux semaines ? Mais oui, bien sûr ! Ma voisine l’a fait ! On lui a prescrit un régime « protéiné », vraiment elle était contente, elle a perdu tout ce qu’elle voulait… Bon, d’accord, elle n’a pas apprécié de manger de la viande à tous les repas, bon d’accord, elle a surtout tout repris après… Mais, je ferais attention, moi ! Si je fais tous ces efforts, pensez bien que ce n’est pas pour tout reprendre bêtement après ! Faut dire, j’ai vu son frigo, c’est pas terrible quand même, pas étonnant que ça s’en sente sur la balance…
Alors oui, je confirme, perdre du poids vite, c’est possible, c’est « facile » : et pourquoi pas, tant qu’on y est, arrêter tout simplement de manger ??? C’est en fait un peu aussi le but du régime steak haché… au bout  de trois jours de petit déj’ de ce type, je pense que votre appétit sera bien vite calmé !
Mais non, bien sûr, si tous les régimes rapides et miracles des magazines fonctionnaient réellement, ça fait longtemps qu’on aurait résolu tous nos problèmes de poids et d’obésité, vous ne croyez pas ?
Alors quelques explications pour comprendre POURQUOI ça ne marche pas :
Et bien, pour schématiser, notre corps est un peu comme une machine qui vit selon un régime de croisière et qui, pour cela, dépense tranquillement un certain nombre de calories (unités énergétiques) chaque jour pour accomplir son « job »: respirer, fabriquer et renouveler nos cellules, utiliser nos muscles, etc… Si votre alimentation vous apporte en moyenne 2000 kilocalories par jour, votre corps s’emploiera à bien les dépenser. C’est, en gros,  son budget quotidien.
Si vous soumettez votre corps d’un coup à un régime trop strict comme certains régimes « sachets », « soupe au chou » ou « protéiné » et j’en passe, vous demandez bien sûr à votre corps de puiser de manière importante dans ses réserves (d’où la perte de poids très rapide). Mais malgré l’utilisation de ses réserves, votre corps souffrira d’un manque énergétique et sera obligé de devenir « économe », en bref de s’adapter à une alimentation bien moins calorique que d’habitude.
Un peu comme si on vous diminue tout à coup votre salaire de moitié, vous pourrez bien sûr débloquer vos économies, mais il vous faudra aussi modifier de manière générale vos habitudes de consommation et apprendre à dépenser moins.
Et c’est là ou le bas blesse ! Lorsque vous aurez, enfin, perdu les kilos que vous jugez de trop, vous serez bien heureux ou heureuse de pouvoir, enfin, remanger « normalement » et retrouver les aliments que vous aimez tant. Mais votre corps, lui, aura pris l’habitude de vivre avec si peu ! Et que pensez-vous qu’il fera, du coup, avec les 2000 kilocalories qui lui reviendront ? Et bien, des économies bien sûr ! N’en ayant que faire, il les restockera tranquillement le temps de se réhabituer progressivement à votre régime normal… Et vous voilà reparti(e) avec vos kilos en trop !
Cet article n’a pas pour but de démoraliser les candidat(e)s au régime, car perdre du poids reste tout à fait possible bien sûr. C’est le mot « vite » qui est seul en cause dans cette analyse. On considère qu’une perte de poids optimale pour un régime se situerait autour de 1 à 2 Kg de masse grasse corporelle par mois. Cela est proche des variations naturelles de notre poids au fil du temps: à ceux qui prennent l’hiver et reperdent l’été, à ceux qui prennent en vacance et reperde à la rentrée, etc… Mais on peut aussi envisager de perdre entre 2 à 4 kilos pendant quelques mois, à condition, si possible, de se faire accompagner d’un professionnel, de rester dans une alimentation qui ne coupe pas du jour au lendemain le corps de ses habitudes alimentaires, et, bien sûr, en prévoyant une ration qui reste équilibrée pour éviter toute carence sur la période de perte de poids.

par Anaïs Laffond – diététicienne nutritionniste Paris

Différence entre diététicien et nutritionniste

Comme bien souvent, pour un métier, plusieurs appellations, pas toujours facile de s’y retrouver ou bien de faire son choix. Entre diététicien et nutritionniste, la différence pour l’usager est bien souvent floue et on ne sait trop vers qui se tourner.

Histoire de rendre la question plus simple encore, sachez qu’un diététicien est forcément nutritionniste tandis qu’un nutritionniste n’est pas toujours diététicien !

En effet, le diététicien  est un spécialiste de la diététique dont le titre est protégé et réglementé. Il a obtenu le diplôme français de diététicien qui correspond à au moins deux années d’études consacrées à la nutrition. La profession est enregistrée au code de la santé publique.

Pour plus de détail :
http://www.afdn.org/definition-dieteticien.html

Le terme de « nutritionniste », par contre, est un qualificatif qui ne définit pas une profession. Ce qualificatif peut être utilisé par toute personne – diététicien mais aussi médecin, ingénieur, endocrinologue, naturopathes,…-  ayant une « formation » en nutrition (quelle qu’elle soit, le titre n’étant pas protégé), et qui fait du conseil nutritionnel ou du suivi des maladies nutritionnelles sont métier.

Dans le cas d’un diététicien qui adhère à l’AFDN (Association française des Diététiciens Nutritionnistes) par exemple, vous avez à peu près un gage de qualité dans la durée (au minimum une demi-heure) et le contenu des consultations : un travail personnalisé et non un régime « bateau » comme on en voit encore trop souvent distribués par certains nutritionnistes non diététiciens et une alimentation ou une ration calculée et équilibrée en fonction de vos besoins, rythmes et habitudes alimentaires propres.

On note également que la plupart des diététiciens vont travailler sur une alimentation construite à partir d’aliments disponibles et appréciés de leurs patients et non choisir la méthode des régimes « sachets » ou des régimes d’évictions (ne consommer que de la viande, jamais de féculents…) qui sont peu équilibrés et dont les résultats ne sont souvent pas à la hauteur… Lire les articles consacrés au sujet.

Pour plus de détail sur les bonnes pratiques dans l’exercice de la profession de diététicien :

http://www.afdn.org/guide-bonnes-pratiques.html

Concernant le tarif des consultations, n’étant pas réglementé il pourra donc varier du simple au triple et mieux vaudra donc se renseigner au préalable pour éviter les mauvaises surprises, et ce quelque soit le professionnel auquel vous vous adressez.

Si les consultations diététiques ne sont pas remboursées par la sécurité sociale, on note toutefois que de plus en plus de mutuelles proposent une prise en charge partielle ou totale des consultations de diététique, se renseigner donc auprès d’elle, ça peut servir…

Voici une liste non exhaustive des mutuelles concernées, éditée en 2008 :

Liste des mutuelles qui prennent en charge les consultations diététique

par Anaïs Laffond – diététicienne nutritionniste Paris

Les anti-oxydants… Mieux qu’une crème anti-âge?

carambola 1La nature fait bien les choses… Notre corps, qui est soumis en permanence aux agressions de la vie, dispose d’un système de protection interne : son « armée » d’anti-oxydants.
Comme leur nom l’indique, les anti-oxydants ont pour rôle de combattre les « oxydants » qui nous attaquent en permanence.

* Sus à l’ennemi !

Le premier ennemi est… l’OXYGENE ! Paradoxalement, sans lui nous ne pourrions survivre, mais c’est aussi lui qui nous détruit au fil des années car il donne naissance à des molécules très réactives appellées « RADICAUX LIBRES ».
Les radicaux libres agressent nos cellules par un phénomène d’oxydation et, petit à petit, provoquent vieillissement et maladies (cancers, scléroses…).

* Drapeau blanc ?

Attention, si les radicaux libres sont très nuisibles lorsqu’ils sont trop nombreux. en quantités raisonnables ils nous sont aussi indispensables car ils participent au renouvellement de nos cellules et à l’efficacité de notre système immunitaire.
Le tout est d’avoir un bon équilibre entre le nombre de radicaux libres et d’anti-oxydants.

* Amis, gardez les rangs !

Les radicaux libres sont fabriqués naturellement lors de la respiration, la digestion, l’exposition au soleil, les maladies…
Mais notre style de vie a développé de nombreuses autres sources de radicaux libres qui rendent leurs rangs trop importants et notre défense anti-oxydante souvent insuffisante :
• la surexposition au soleil (ah ! Paris-plage…)
• la cigarette et le tabac
• le stress et le surmenage
• la pollution
• l’exercice physique intense (plus de 5 heures par semaine)
• la surmédicamentation : antibiotiques, antiseptiques…
• les additifs alimentaires et pesticides
Parisiens que nous sommes, nous devrions bien souvent faire en sorte de grossir les rangs de notre armée d’anti-oxydants pour ne pas nous laisser déborder !

* Engagez-vous, qu’ils disaient…

Si notre style de vie tend à augmenter les radicaux libres, notre alimentation elle, par son évolution actuelle, tend à nous apporter de moins en moins d’anti-oxydants.

* Une alliance Franco-crêtoise-japonaise ?

Les scientifiques ont été nombreux à chercher à élucider le mystère de ces deux îles que sont la Crête et l’île d’Okinawa au Japon dont les habitants présentent les meilleures espérances de vie au monde. Les centenaires y sont monnaie courante. Auraient-ils des choses à nous dire ?

Leur secret : une alimentation riche en anti-oxydants et des habitudes de vie loin de nos stress, pollutions et sédentarité.

* En pratique, une alimentation protectrice et riche en anti-oxydants:
• Peu de produits d’origine animale, du poisson trois fois par semaine
• Des légumes verts et des fruits frais et à chaque repas (cinq par jour qu’ils disaient…)
• Des céréales de préférence complètes à chaque repas
• Des légumes secs régulièrement

Nos (pauvres) habitudes d’aujourd’hui :
• De la viande du poisson et des œufs en quantités excessives (deux fois par jour?), trop rarement du poisson
• De moins en moins de fruits et légumes (3 par jour ?) et rarement des frais
• Des céréales très raffinées (pain blanc, pâtes blanches, gâteaux…)
• Rarement des légumes secs

Il est donc temps de se mettre à l’attaque!

Enquête OBEPI 2006- les chiffres de l’obésité en France

L’enquête OBEPI 2006 a été réalisée sur un échantillon de 23 747 adultes de plus de 15 ans. Pour sa quatrième édition, l’enquête a révélé sans surprise que les taux d’obésité en France ne cessent d’augmenter.

La prévalence de l’obésité en France était de 12.4% en moyenne en 2006 contre 11,3% en 2003 et 8,2% en 1997. Elle touche principalement les régions du Nord, de l’Est et la région parisienne et de manière générale les taux sont plus importants dans les milieux les moins aisés.

De 1997 à 2006, on note que:

  • La taille moyenne des français a augmenté de 0,4 cm et le poids de 2,1Kg
  • La prévalence de l’obésité reste inversement proportionnelle au niveau de revenus des foyers. On note en 2006 une amorce de diminution de l’obésité chez les catégories aux revenus les plus élevés (plus sensibles aux messages nutritionnels?)
  • Si la prévalence de l’obésité a augmenté que que soit le sexe, l’augmentation semble être plus importante chez les femmes que chez les hommes.

Pour plus d’informations – Source:

http://www.lesechos.fr/medias/2006/0919/300098332.pdf