Archives pour la catégorie Matière à réflexion

Régime Dukan: gare au retour de bâton !

Le régime Dukan est à la mode… Nous connaissons tous 1, 2 voire 3 ou 4 personnes qui se lancent dans ce « régime » assorti de tout ce qu’il lui faut: un livre, des recettes, des résultats fulgurants… Et même un programme de stabilisation: à vie !

Ressemble-t-il à tous ces régimes « miracles » que l’on nous vend depuis plus de 30 ans? Ce n’est pas grave, c’en est un nouveau, pourquoi ne pas tenter?

N’est-il pas un de ces régimes « yoyo » par lequel une perte de poids rapide se solde, généralement, pas une reprise de tout le poids perdu avec, bien souvent une prime en plus sur la balance? (Mais non, non, non, car VRAIMENT CETTE FOIS, si je perd tous ce poids, je promets, je ferais attention…)

N’est-il pas contraire à ce que l’on entend à propos de la surconsommation de viandes, poissons et oeufs de nos riches contrées? Avec ses désavantages santé évidents mais également les problèmes écologiques que posent cette surconsommation aujourd’hui… (Et pour aller plus loin: si tout le monde, dans le monde, mangeait autant de viande que nous, nous ne pourrions par nourrir la moitié de la population mondiale: les calories « viandes » coûtent trop cher en « calories » céréales pour leur fabrication… céréales qui ne peuvent, du coup, accéder aux assiettes des plus pauvres.) Bref, les régimes protéinés ne sont pas vraiment une nouveauté: des sachets de régimes tous prêts  sont déjà sur le marché depuis des années… Nous ont-ils aidés?

Bref… je vous laisse à vos réflexions… Ou à vos remarques sur le sujet !

Vos commentaires sont les bienvenus si vous avez une expérience à raconter sur ce sujet.

Autres infos – régimes protéinés:

http://www.anaislaffond.com/2009/05/le-regime-proteine-ou-hyperproteine/

Autres infos – notre consommation de viande:

http://www.anaislaffond.com/2009/12/alimentation-et-cancer-mangeons-nous-trop-de-viande/

Autres infos – rapport récent de l’ANSES sur les régimes amaigrissants:

http://www.anses.fr/PMEC00Q701.htm

Anaïs Laffond – Diététicienne

Conseils aux parents: bébé ne veut pas manger !

chaise-haute-2 A l’attention des mamans qui s’arrachent les cheveux, chaque soir, devant la chaise haute.

Pour trouver de manière simple quelques pistes d’amélioration, se demander plutôt : mais pourquoi diable voudrait-il bien les manger, mes légumes ?
Parce qu’il a faim !
Question de bon sens : un enfant qui a faim, mange (ou, tout au moins, est apte à manger).
A contrario, un enfant qui n’a pas faim, ne mange pas (sauf s’il est très très gourmand et que c’est très très bon)
Avec la faim, tout nous paraît meilleur, mais sans elle: rien ne nous dit.
Idem, bien sûr, chez nos petits.
Alors, si petit est pendu à vos collants et vous réclame à corps et à cris à manger alors que vous essayez tant bien que mal de lui préparer un babycook’repas digne de ce nom, c’est plutôt bon signe.
Si, dès que vous tendez la main vers le bavoir, il part en courant se réfugier dans sa chambre et que vous le retrouvez vertueusement concentré sur le dernier livre en carton que vous lui avez offert, c’est plutôt mauvais signe…
Objectif n°1 donc : que petit ait faim à 19h (ou à midi). Pour cela, pas de grignotage après le goûter.
Pas si simple quand on sait que « gâteau » est l’un des premiers mots qui sortiront de sa bouche.
Difficile en effet de résister à son petit doigt tendu vers le placard, ses petits yeux tout en demande accrochés aux vôtres et sa petite bouche qui se tord si joliment en prononçant le mot magique…
Pour celles qui se sentent concernées, mon conseil est pourtant de tenir bon.
Si bébé insiste (parce qu’il a l’habitude de grignoter et ne voit pas pourquoi cela devrait changer), expliquez lui, proposez lui de l’eau et, pourquoi pas, détournez son attention vers une activité qui lui plait en attendant le repas.
Attention, le verre de jus de fruit ou le lait sont également considérés comme du grignotage: ils apportent des calories et sont donc des aliments qui, comme les autres,  peuvent couper l’appétit pour le (vrai) repas bientôt prêt. Donc, si possible, de l’eau.
(Bon ok, si petit affamé fait trop pitié: un petit bout de pain…mais toujours « en attendant le reste » !)

Parce qu’il veut faire quelque chose avec vous.

Pitchoune attend que vous vous occupiez de lui. Et d’’autant plus si vous travaillez et le voyez peu dans la journée.
S’il constate que sa résistance à manger provoque chez vous un grand énervement et que vous finissez par vous consacrer entièrement au problème (c’est à dire lui) alors il sera bien sûr tenté de provoquer à nouveau cet état de fait à chaque repas.
Si, au contraire, vous le félicitez et l’encouragez à chaque bouchée et que vous vous détournez de lui s’il ne mange pas (par exemple pour vous occuper de ceux qui, eux, mangent) alors il comprendra que c’est lorsqu’il mange que vous partagez vraiment un moment avec lui et pas l’inverse.
Deux phrases d’illustration : « Oh ! Tu manges, c’est bien ! Tu aimes ? Tu en donnes à maman aussi ? Mummm, c’est bon ! Tu en veux encore ? C’est toi qui te sers… Oups, et oui, tu as raté l’assiette…» Et la seconde : «  Tu ne manges pas ? Ce n’est pas grave, tu mangeras peut-être le plat suivant. Pour l’instant nous, nous mangeons.»
Et au fait: tant pis s’il ne mange pas, il mangera toujours mieux au repas suivant. Les petits peuvent équilibrer leur alimentation sur plusieurs jours, alors pas de panique ! S’il a ses jours « fromage », il aura aussi ses jours « raisins » et ses jours « purée », ses jours « fine bouche » et ses jours « gros mangeur »…

Parce qu’il connaît ou reconnaît l’aiment que vous lui proposez.

Il ne faut pas sous estimer l’inquiétude de l’enfant vis à vis des aliments que nous lui demandons de manger, c’est à dire de mettre dans son corps. Et ce n’est pas rien d’incorporer un aliment ! Si pour nous, le poireau est un légume plus que banal et qui se mange sans risque, pour lui c’est encore une substance blanche et verte, filamenteuse, inconnue au bataillon. Comment peut-il être sûr qu’il peut le consommer, qu’il ne s’agit pas d’un poison ou, pire encore, de quelque chose « vraiment pas bon »?
Si votre conjoint vous ramène une assiette de purée de larves diverses et semi-vivantes (recette empruntée à la Papouasie par exemple), même si il vous assure que le plat est consommable voir très bon,  je doute que votre confiance en lui soit suffisante à vous faire ouvrir grand la bouche et engloutir le tout sans réfléchir. Alors, pour en revenir au poireau, nous ça fait 30 ans qu’on le connaît, pas bébé !
Quelles pistes ? Proposer un maximum d’aliments variés durant la petite enfance, répéter régulièrement les nouveaux aliments sous différentes formes et, si possible, que bébé assiste au parcours des aliments du paniers de course ou du marché jusqu’au mixage de son assiette en passant par l’étape importante de la cuisine. Il est toujours très rassurant pour lui de vous voir préparer ses aliments.

Parce qu’il aime.

L’enfant peut aimer, ou pas aimer, selon les jours. A cet âge, des préférences alimentaires apparaissent mais dépendent aussi de la pluie, du soleil ou et de son humeur du moment. Il peut très bien aimer tel plat un jour et le refuser le lendemain. Il ne faut pas se formaliser de ces sautes de « goût » toute naturelles à cet âge, ne pas les enregistrer comme étant définitives, et surtout éviter les classements et conclusions hâtives dans lesquelles il pourrait bien vouloir s’identifier par la suite : « il est comme son pana, il n’aime pas les courgettes ! ».
De plus, contrairement à certaines idées reçues, nos petits sont grands gourmets : ils sont bien souvent ravis par des goûts forts (vinaigre, épices, fromages…) et apprécient tout particulièrement les petits plats bien mitonnés de leurs parents. Alors, à vos condiments !
Question sel cependant : il est déconseillé de saler avant 12 mois. Ensuite, il faut encore le limiter à la cuisson par exemple et éviter de resaler par la suite.

Parce qu’il veut faire partie du clan…

L’imitation est un des outils de l’apprentissage chez le tout petit. Avant 18 mois, bébé veut manger comme ses parents car il a confiance en eux et donc en ce qu’ils mangent. Ou tout simplement : faire comme eux pour être comme eux. Alors rien de mieux pour donner envie à un tout petit de manger sa purée de légumes que de la consommer devant lui et d’attendre qu’il en réclame ! Si, au contraire, l’enfant voit son père grimacer devant l’assiette de purée et surtout ne la goûte pas avant de la lui donner, peu de chance pour que bébé se laisse tenter lui-même.
Tant que faire se peu, l’idéal est toujours de partager le repas de son enfant et que lui même puisse partager le votre. C’est comme cela que se transmettent nos modes alimentaires de générations en générations et depuis des millénaires. Suivons l’exemple…
Et juste un petit mot sur les petits pots. Ils sont bien pratiques parfois il faut le reconnaître et « adaptés aux besoins de votre enfant » comme l’indique fièrement l’étiquette. Mais pour ceux qui seraient tentés de donner exclusivement des petits pots à bébé : lorsque celui-ci se rendra compte qu’il est bien le seul à la maison à en consommer, il risque fort de se poser des questions ! Et de finir par les refuser, malgré toute la confiance qu’il vous porte…

Parce qu’il veut faire comme les grands

Le repas est un important moment d’apprentissage pour l’enfant : découverte du goût certes, mais aussi un très bon exercice de motricité fine (et oui, pas facile de manger la soupe avec les doigts…) et d’autonomie. Il est donc important de le laisser faire ! Même si ce n’est pas très rapide (est-on vraiment pressé ?) Même si ce n’est pas très propre (adopter la tenue bavoir intégrale peut s’avérer judicieux).
Et lorsque ses tentatives de mise en bouche de la cuillère sont enfin couronnées de succès, quelle fierté devant maman ! Et bien sûr, viendra avec l’envie de recommencer. Il a donc besoin, comme pour tout d’ailleurs, de la patience de maman, et surtout de ses encouragements. Et parfois, je l’admets, d’un peu de son aide aussi, si c’est vraiment trop long… (il a faim, tout de même, cet enfant)

Parce qu’il est content

Le repas est aussi un moment ou l’enfant peut refuser de communiquer et de partager car il veut vous montrer qu’il n’est pas content. A nous de l’entendre et de l’accepter.
Imaginez devoir manger en face de quelqu’un avec qui vous venez de vous disputer très fortement. Surtout si c’est lui qui vous a finalement imposé sa décision (alors que, bien sûr, c’est vous qui aviez raison), n’auriez-vous pas du mal à avaler le morceau ? Il vaut donc mieux éviter de débuter le repas sur une note de discorde avec votre enfant car son seul moyen sera de vous « punir » en ne mangeant pas ce que vous avez préparé pour lui.

Parce qu’il n’a rien de mieux à faire…

Et oui bien sûr, si il sait que son refus de manger se soldera par le retour immédiat à la liberté (genre rejoindre grand frère affalé la télé?), alors pourquoi ne pas zapper le repas et signifier à maman qu’on a plus faim ?

En conclusion,

S’il est un des privilèges de l’espèce humaine de pouvoir « manger sans avoir faim et de boire sans avoir soif » comme l’écrivait Brillat Savarin, il l’est également, et au grand désespoir des mamans, d’être capable ne pas manger même si l’on a faim ! Bon, surtout lorsque ce qui est proposé ressemble à des légumes, tout bio, frais ou babycookés qu’ils puissent être…

J’espère que ces pistes se révèleront utiles à quelques parents, même si, en matière d’enfants, tout reste toujours plus faciles à dire qu’à faire !

Anaïs Laffond – Diététicienne Nutritionniste Paris

Au secours JE NE SAIS PLUS MANGER !!!!!

Manger bien, manger sain, manger équilibré, et tout et tout…

On nous dit, il faut manger des fruits, ils apportent des anti-oxydants, très bons pour lutter contre le cancer… Oui, mais ils sont aussi bourrés de pesticides ! Peut-être un vrai poison à long terme… Alors on va manger Bio. Mais le Bio, c’est cher, il n’y en a pas encore assez pour tous.

On nous dit aussi, il faut aussi manger des produits laitiers pour le calcium. Oui, mais le calcium, on le trouve aussi dans l’eau, dans les légumes. N’y en a t il pas assez? Ne consommons-nous pas trop de produits laitiers ? Il est clair que nous mangeons trop de produits animaux de manière générale dans notre société. Le cholestérol, le surpoids et, au final, l’infarctus du myocarde, non merci ! Manger moins de viande, plus de poisson ? Mais alors, pas du poisson d’élevage nourri avec je ne sais quoi ! Alors du poisson sauvage ? Oui, mais pas les poissons gras des mers du nord alors… trop pollués ! Et les autres ? Ne sommes nous pas en train de vider les océans de leurs habitants, provoquant de véritables futures catastrophes écologiques ? Bon, alors je deviens végétalien, là, au moins… Mais comment être sûr de ne pas manquer de protéines ? Bon, alors peut-être végétarien, en gardant quelques produits laitiers et quelques œufs, il me reste à faire des bons assemblages de protéines végétales. Prendre quelques cours à la fac histoire d’apprendre à faire mes menus…

Oui, bientôt il faudra prendre des cours du soir : « t’as pris quoi, toi ? Option bio, ou option végétarien ? » « Non, moi, j’ai des cours d’adaptation à la cuisine chinoise… ».

par Anaïs Laffond – diététicienne nutritionniste Paris

Diététicienne à Paris ou la diététique des parisiens

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Paris impose son style et son rythme de vie. Le travail du diététicien ou de la diététicienne à Paris s’en ressent, forcément. Alors, métro, boulot, et avant dodo : dîner rapido ou mac do ? Ou quelle influence cette grande cité peut-elle bien avoir sur nos chères habitudes alimentaires…

Tout d’abord, le repas du soir.

Il est évident que la problématique du dîner n’est pas la même si, à la fin de sa journée de travail, 45 minutes de transports nous attend ou si l’on y est en 10 minutes à pied ou en voiture, montre en main. Et l’on sait que la moyenne du temps passé dans les transports bat tous les records en région parisienne.
On y compte probablement aussi plus de professions à horaires décalés sur la fin de journée: professions du spectacle, architectes, métiers du multimédia, galeristes… Et, par la logique des choses, les services parisiens s’adaptent amenant ainsi nombre d’autres professions vers des horaires souvent indécents et tout au moins à minimum 19h ou 19h30 (horaires des gardes d’enfant, piscines…). A titre d’exemple, s’il en fallait, faire ses courses en grande surface à 21h30 le soir en plein Paris ne sera pas un problème. Ce sera beaucoup plus compliqué, voire impossible, dans une ville de la Creuse de 5 ou 10 000 âmes qui vivent.

Les effets de ces retours plus tardifs au domicile ne peuvent bien sûr que se faire ressentir sur l’organisation et le contenu du dîner qui est donc pris plus facilement à l’extérieur (quitte à être dehors…) ou composé d’un repas type « traiteur » acheté sur le trajet (souvent très gras et/ou très sucré), ou encore de plats tout prêts issus de l’agro-alimentaire (même problématique). Pour ceux enfin, qui trouvent le temps et le « courage » de faire un minimum de cuisine en rentrant, ce repas n’est bien souvent pas partagé avec les enfants, au lit depuis longtemps ! Et quand on sait combien le repas en famille est important pour la transmission des bonnes habitudes alimentaires… La question de l’avenir diététique de notre descendance est donc posée.

Ensuite, le caddie.

La manière de faire ses courses sera également bien différente, que l’on habite en centre ville, au 5ème et sans voiture (écologie et économies obligent) ou que l’on réside en campagne ou en banlieue, éloigné de tout commerce de proximité. Si dans le second cas on peut se permettre, par sa sortie hebdomadaire à la grande surface la plus proche, de remplir une fois pour toute son coffre et son frigo, dans le premier en outre, le ravitaillement s’avère être beaucoup plus compliqué. N’ayant pas l’intention de monter ses 5 ou 6 étages chargé comme un mulet (même avec ascenseur, la distance entre magasin et porte de l’immeuble reste tout à fait dissuasive), il en résulte un nombre souvent impressionnant d’allers-retours à la « supérette » du coin. Des déplacements qui, à l’heure où le ventre crie famine, ne manquent pas de vous faire croiser en route nombre de tentations (vitrine de boulangeries…) pour enfin arriver à ces rayons également très judicieusement organisés (…).

Et le midi.

Il reste encore à soulever le douloureux sujet du repas de midi qui, lorsque l’on a pas la chance de bénéficier d’un restaurant d’entreprise, est très classiquement pris en 5 minutes, devant « l’ordi » ou bien au restaurant du coin. Et pour vous ce sera ? Formule sandwich (6,50€ avec soda et pâtisserie) ou steak frites ? Repas parisiens des plus classiques à en croire les « formules déjeuner » des boulangeries et des brasseries.
Bien sûr les plus motivés font encore l’effort de se préparer d’avance leur repas, ou font des choix plus judicieux en matière de restaurants, ou, enfin, s’en tiennent au sandwich sans formule. Mais pour un gaillard de 27 ans et de plus d’un mètre 80, est-ce raisonnablement bien suffisant ?

L’offre faisant bien souvent la demande, Paris comme lieu de vie c’est plus de sollicitations donc plus de consommation : une boulangerie par rue, un restaurant à tous les croisements, un fast-food à moins de 500 mètres et, lorsque l’on se croit en fin à l’abris dans le métro, la boîte à distribution éclairée qui nous fait de l’œil avec ses barres chocolatées, au cas ou nous aurions un petit creu en sortant du boulot ! Mais comment ont-ils fait pour deviner ????

par Anaïs Laffond – diététicienne nutritionniste Paris

La cellulite, en venir à bout ?

Clémentine

Clémentine

Le diététicien n’est pas un spécialiste des problèmes de « cellulite » puisqu’il s’agit d’un problème dermatologique…
Et pourtant, nombreuses sont celles qui s’en plaignent en consultation, et pour cause : elle toucherait 90% des femmes ! Qu’on se rassure donc, on est pas les seules, au moins ça fait du bien de le savoir.

Mais même si… On a quand même le droit d’essayer de ne pas se laisser faire, non ? Alors comment faire ?

Avant tout, rappel de quelques injustices sur le sujet :
•    La cellulite ne touche quasiment pas les hommes (aucun réconfort à attendre donc de ce côté là…).
•    Elle peut toucher aussi bien des femmes jeunes que plus âgées, minces que moins minces, etc…

Et quelques définitions :
Ce que l’on appelle communément mais injustement « cellulite » est en fait la fameuse  « peau d’orange » .
En terme médical, la cellulite est, elle, une inflammation des tissus situés sous la peau. Donc, rien à voir.

Parlons alors de cette peau d’orange, plusieurs facteurs peuvent être en jeu :
–    mauvaise circulation sanguine
–    prise de poids : stockage de graisse corporelle sous la peau (d’où son apparition principalement sur les « lieux » de stockages naturels des femmes, les hanches, le haut des cuisses)
–    rétention d’eau
–    perte d’élasticité de la peau
–    facteurs hormonaux : grossesse, contraception…

Il faudra donc choisir parmi tout ça les fronts de lutte qui vous concernent le plus !

Pour celles qui ont vu la cellulite apparaître avec l’arrivée de récents kilos, la perte de ceux-ci arrangera très certainement la situation.

Et pour les autres ?
Malheureusement perdre du poids coûte que coûte ne sera pas une solution si le fond du « problème » ne vient pas de là !

Mais quelques pistes diététiques s’offrent tout de même à elles, comme consommer des flavonoïdes par exemple…

Les flavonoïdes sont des anti-oxydants utilisés en phytothérapie pour leurs propriétés de renforcement des vaisseaux capillaires (artères, veines et tissus lymphatiques) et pour leur propriété diurétique et donc drainante. Très utiles donc, dans la lutte contre la peau d’orange !
Autre qualité à noter : ils s’opposeraient à l’altération des fibres de collagène de la peau, or la perte d’élasticité de la peau, on l’a vu, est un des facteurs d’apparition des capitons.
Où les trouver : dans les agrumes, dans les raisins (jus de raisin, vin), les myrtilles et les autres baies rouges, mais aussi les oignons, le brocolis, le thé vert et noir et, de manière plus générale, dans les enveloppes de tous les fruits, légumes et céréales, à consommer de préférence complètes donc…

Une alimentation équilibrée, variée et riche en fruits, légumes et céréales complètes sera donc bienvenue dans votre plan de lutte.

Il faudra compter également sur des moyens non diététiques comme le sport, ou plus radicaux encore comme les crèmes locales anti-cellulite ou les massages en palper-rouler (ouille..).

Bien entendu, le plus simple serait encore que la cellulite redevienne à la mode!
Mais que font les lobbies de la mini jupe ?

Plus d’infos sur les anti-oxydants: http://www.anaislaffond.com/2009/02/les-anti-oxydants-mieux-quune-creme-anti-age/

par Anaïs Laffond – diététicienne nutritionniste Paris