Bon plan: gym à la maison

Petite info en passant pour celles qui aimeraient bien mais n’ont pas les moyens (en temps ou en sous) de s’offrir un abonnement en salle de sport:

Sur direct 8 (suivre le lien et en bas de page: « vidéos à revoir ») vous pouvez lire et relire les émissions « gym » d’une durée de 50 minutes environ. Il reste juste à trouver un tapis de sol !

http://www.direct8.fr/program/gym-direct/

Anaïs Laffond – Diététicienne Nutritionniste – Paris

(NB: Merci à Jennifer pour l’info)

Recettes légères: soupe de tomates froide

veg043-1Soupe froide de tomate:

Les courses (pour 2 personnes): 4 grosses tomates type cœur de bœuf bien mûres – 1 c. à soupe d’huile d’olive – 1 c. à soupe de vinaigre – 3 gousses d’ail – 1 poignée de basilic – sel et poivre

* Laver puis ébouillanter les tomates quelques secondes. Lorsque la peau commence à se détacher, les égoutter, les passer sous l’eau froide et les éplucher.

* Couper ensuite les tomates en morceaux et les mixer.

* Rajouter les feuilles de basilic, le vinaigre, l’huile, l’ail écrasé et mixer de nouveau.

* Ajouter de l’eau froide si besoin jusqu’à obtenir la consistance souhaitée pour la soupe.

* Assaisonner en sel et poivre à votre goût puis placer au réfrigérateur avant de consommer (au moins deux heures).

Le régime protéiné ou hyperprotéiné

Sachets, barres, poudres, crèmes… De nombreux produits dits de « régime protéinés » ou de « diète protéique » sont en vente libre, accessibles facilement et vantent comme résultats une perte de poids très rapide, de l’ordre de 2 à 3 kg par semaine.

Ce qui permet cette perte de poids rapide, ce ne sont pas les protéines, mais le très bas niveau calorique de la ration qui est proposée : de deux à trois fois moins de calories que votre ration habituelle ! Les protéines sont là pour offrir une protection contre la fonte musculaire et une sensation de rassasiement plus importante.

Il n’est pourtant pas nécessaire de dépenser beaucoup de sous pour peu de petits sachets lorsque l’on souhaite entamer ce type de diète. En effet, cette ration très basse calorie (800 à 1200 kcal/jour bien souvent) et hyperprotéinée est atteignable également avec des aliments normaux et tout nutritionniste qui possède le diplôme de diététicien est en mesure de vous calculer en quelques minutes une ration de ce niveau, mais à base de vrais aliments et de vrais repas.

Mais en réalité, ces régimes très basses calories et hyperprotéinés ne sont plus recommandés à l’heure actuelle pour perdre du poids car ils sont d’une part déséquilibrés (sources de carences et dangereux sur le long terme) et d’autre part parce qu’il s’ensuit bien souvent une reprise du poids perdu à la fin de régime.
En effet, le métabolisme a tendance à chercher, en quelque sorte, à s’adapter à ce nouvel apport énergétique bien en deçà de ses besoins réels, et le retour aux anciennes habitudes lui apporte des calories dont, en gros, il ne sait plus que faire… Du coup, il refait les stocks de graisse corporelle jusqu’à, petit à petit, se réadapter à sa nouvelle et ancienne ration retrouvée. Grosso modo, le temps de se réhabituer à manger, on a déjà tout repris…
Ce sont également ces régimes très basses calories qui ont fait naître les phénomènes très connus de « yoyo » sur la balance avec une prise pondérale importante en fin de course, au bout de plusieurs années.

Il faut également souligner que tous les régimes qui relèvent d’une restriction « cognitive » très importante (et c’est bien la cas lorsque l’on décide : « le pain, plus jamais » et qu’on le remplace par des steaks, peu attrayants au petit déjeuner, ou encore de la poudre à mouiller) s’accompagnent bien souvent de conséquences psychologiques, physiologiques et comportementales. On peut citer bien sûr la mise en place d’une relation complexe et conflictuelle avec les aliments, la perte de ses repères (l’impression de ne plus savoir comment manger), l’apparition de phénomènes de désinhibition ou d’hyperphagie entre les repas, sorte de boulimie passagère : je suis au régime, mais souvent « je craque » ! Et je peux manger un paquet tout entier…

Alors comment envisager une perte de poids ?

Il faudra déjà accepter de perdre autour de 2 à 4 kg par mois et non par semaine! (ce qui est déjà très rapide pour le corps) Viser le court terme, on l’a vu n’est pas la meilleure solution. D’autre part, il vaut mieux éviter les régimes « clefs en main » des magazines ou les régimes « faits maisons » où l’on ne mange plus que des légumes bouillis dénaturés et sans goût (histoire d’être sûr d’être bien au régime), tous trop bas également en calories. Le mieux pour atteindre cet objectif serait encore de vous faire calculer une ration alimentaire personnalisée par un professionnel de la diététique, calculée à partir d’une enquête alimentaire. Voire de vous faire accompagner dans votre démarche pour apprendre à manger mieux, à garder ses petits plaisirs, tout en perdant du poids.

Autres articles sur le sujet « perdre du poids »:

http://www.anaislaffond.com/2009/05/petits-secrets-pour-un-regime-qui-marche/

http://www.anaislaffond.com/2009/05/je-veux-perdre-du-poids-vite/

Anaïs Laffond – diététicienne Paris

Outil: savoir calculer son IMC

L’IMC ou Indice de Masse Corporelle (ou Body Mass Indice en anglais) est un indice qui permet, au niveau médical, de déceler les personnes dont le poids peut avoir ou aura une influence sur la santé.

Il permet en particulier de diagnostiquer le surpoids et l’obésité.

Calcul de l’IMC:

Poids (en kilos) / (taille (en mètre) x taille)

Exemple:

Je mesure 1m65 et je pèse 58 Kg.

Mon IMC sera de:
58 / (1,65 x 1,65) soit 58 / 2,7225 soit encore 21.


Comment traduire le résultat?

Chez l’enfant, jusqu’à 18 ans, il faut reporter le chiffre d’IMC calculé sur la courbe garçon ou fille figurant dans le carnet de santé.

Chez l’adulte:

  • <18,5: sous-poids
  • 18,5 à 25: valeurs de référence
  • 25 à 30: surpoids (risques pour la santé légèrement augmentés)
  • 30 à 35: obésité modérée (risques pour la santé modérément augmentés)
  • 35 à 40: obésité sévère (risques pour la santé fortement augmentés)
  • > 40: obésité massive (risques pour la santé très fortement augmentés)

par Anaïs Laffond – diététicienne nutritionniste Paris

Actualités: Alli, pilule pour perdre du poids

Alli arrive dans nos pharmacies et, disponible sans ordonnance, c’est la star de la semaine. Toute la presse en parle : Alli, la pilule qui fait perdre du poids. Alors, qu’en est-il au juste ? Avis d’une diététicienne…

D’abord, quelques données pharmacologiques.

La pilule Alli est la petite sœur du Xénical déjà commercialisée par le laboratoire Roche depuis plus de dix ans, mais sur ordonnance celle là. Alli est en fait une demi-dose du Xénical. C’est tout nouveau, ça vient de sortir, grâce à l’Europe maintenant il suffit de diviser un cachet par deux pour pouvoir le distribuer en accès libre… Libre ? Mais non me direz-vous, le produit est « derrière » le comptoir et les pharmaciens ont pour consigne de ne le vendre que dans les cas d’IMC (Indice de Masse corporelle) supérieur à 28, c’est à dire un surpoids médical avéré. Mais ces mêmes pharmacies n’ont-elles pas été littéralement dévalisées dernièrement de leur stock de Tamiflon, pourtant vendu sur ordonnance, lorsque H1N1 a commencé à sévir au Mexique ?

Le principe actif d’Alli, comme du Xénical, en est l’Orlistat, molécule qui agît dans l’estomac et l’intestin grêle pour, en gros, empêcher l’absorption de nos graisses alimentaires. Alli, c’est 25% du gras que l’on mange qui ressort tel quel.
Alors, c’est quoi le nouveau principe pour perdre du poids ? Prendre un Mac do et le retrouver dans nos selles après ? Et pourquoi pas se faire vomir aussi tant qu’on y est ? Ca me rappelle vaguement un fonctionnement vu et revu dans certains troubles du comportement alimentaire bien connus, et je gage qu’Ana et ses amies boulimiques ne vont pas perdre de temps à se le procurer…

A savoir également, avant de se lancer dans l’aventure, Alli réserve quelques « désagréments » pour leurs utilisateurs, quelques « effets indésirables ». Sur la fiche technique de présentation du produit disponible sur le site de l’AFSSAPS (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé) on peut ainsi lire : « flatulences avec ou sans tâches huileuses, besoin impérieux ou plus fréquent d’aller à la selle, voire incontinence de selles, selles molles, grasses ou huileuses ». Pas terrible quand même quand on vient justement de se décider à se prendre en main pour se sentir mieux, être en bonne santé…

Et l’impact d’Alli sur notre santé justement? Sur nos intestins ? Comment va donc pouvoir bien réagir à cet assaut de matières grasses notre chère flore intestinale, que nous essayons tant bien que mal de chouchouter avec nos produits laitiers au  « bifidus », nos fibres alimentaires probiotiques et compagnie ? Comme d’habitude : on verra bien… Les consommateurs feront le test… L’histoire est pourtant longue des pilules « miracle » retirées du marché après avoir découvert leurs effets néfastes sur la santé. Je cite ?

Et sans compter toutes les études actuelles qui commencent à démontrer le rôle de cette même flore intestinale dans, justement, les problèmes d’obésité. On ferait peut-être bien d’attendre un peu, avant de tout chambouler là-dedans.

Mais, si ça marchait vraiment?
Les sites de vente en ligne annoncent comme résultats de doubler la perte de poids par rapport à un régime seul. Tentant… Les données techniques délivrées par l’AFFSAPS présentent les résultats des études concernant le Xénical (double dose d’Alli) : après 1 an de traitement, accompagné d’un régime hypocalorique toujours, les patients suivis ont perdu 10% de leur poids corporel contre 8% pour le groupe placébo. A moins que je ne sache plus compter, la perte de poids n’a donc pas été doublée, et ce malgré la double dose… Et en se basant sur ces résultats, pour un demi-cachet, aurait-t-on trouvé une différence de 1% sur la perte de poids ? A 39 euros environ pour deux semaines de traitement, ça fait un peu cher le kilo à perdre…

Enfin, la pilule Alli fonctionne bien si elle est accompagnée d’un régime hypocalorique. Et là je m’interroge une nouvelle fois : pourquoi prendre Alli puisque, seul, un régime hypocalorique bien fait suffit à rentrer dans une démarche de perte de poids ? De plus, un régime hypocalorique étant déjà réduit en lipides, retirer encore une partie des lipides ingérés ne va-t-il pas conduire à un régime tout simplement hyper-restrictif ? Ha ! Tu croyais avoir mangé ?! Et bien non… à la diète… Et pourtant les régimes trop stricts, on a déjà testé : on perd… et on reprend !

Il faudra enfin prévoir quelques carences durant le traitement du fait, justement, de cette insuffisance en lipides alimentaires : carences en vitamines A, D, E, K…
Mais malgré tout cela, je présume que nombreux sont ceux et celles qui se laisseront tout de même tenter, les magazines et les publicités sont toujours là pour nous rappeler combien il est important d’être « svelte » avant l’été… Oui d’accord… mais après ?

Site de l’AFSSAPS – sujet Alli: http://www.afssaps.fr/content/search?SearchText=alli&ok=Valider

Calculer son IMC: http://www.anaislaffond.com/2009/05/outil-savoir-calculer-son-imc/

par Anaïs Laffond – diététicienne nutritionniste Paris

Au secours JE NE SAIS PLUS MANGER !!!!!

Manger bien, manger sain, manger équilibré, et tout et tout…

On nous dit, il faut manger des fruits, ils apportent des anti-oxydants, très bons pour lutter contre le cancer… Oui, mais ils sont aussi bourrés de pesticides ! Peut-être un vrai poison à long terme… Alors on va manger Bio. Mais le Bio, c’est cher, il n’y en a pas encore assez pour tous.

On nous dit aussi, il faut aussi manger des produits laitiers pour le calcium. Oui, mais le calcium, on le trouve aussi dans l’eau, dans les légumes. N’y en a t il pas assez? Ne consommons-nous pas trop de produits laitiers ? Il est clair que nous mangeons trop de produits animaux de manière générale dans notre société. Le cholestérol, le surpoids et, au final, l’infarctus du myocarde, non merci ! Manger moins de viande, plus de poisson ? Mais alors, pas du poisson d’élevage nourri avec je ne sais quoi ! Alors du poisson sauvage ? Oui, mais pas les poissons gras des mers du nord alors… trop pollués ! Et les autres ? Ne sommes nous pas en train de vider les océans de leurs habitants, provoquant de véritables futures catastrophes écologiques ? Bon, alors je deviens végétalien, là, au moins… Mais comment être sûr de ne pas manquer de protéines ? Bon, alors peut-être végétarien, en gardant quelques produits laitiers et quelques œufs, il me reste à faire des bons assemblages de protéines végétales. Prendre quelques cours à la fac histoire d’apprendre à faire mes menus…

Oui, bientôt il faudra prendre des cours du soir : « t’as pris quoi, toi ? Option bio, ou option végétarien ? » « Non, moi, j’ai des cours d’adaptation à la cuisine chinoise… ».

par Anaïs Laffond – diététicienne nutritionniste Paris

Arrêter de fumer sans prendre de poids

L’arrêt de la cigarette va souvent de pair avec une prise pondérale qui pourra varier selon les personnes de zéro à plus de dix kilos. Cette prise de poids est parfois un frein pour ceux et celles qui souhaitent « garder la ligne » ce qui est bien évidemment dommage quand on sait l’importance pour la santé d’arrêter de fumer.

Alors, arrêter la cigarette sans prendre du poids, possible ?

Tout d’abord, quelques chiffres :

Une étude a montré que le gain de poids moyen lors de l’arrêt de la cigarette se situe entre 2,8 kg pour les hommes et 3,8 kg pour les femmes. Il s’agit de moyennes, car si certains ont pris plus de 10 kilos, 30% des sujets étudiés n’ont pas pris de poids ou en ont perdu. Une personne sur trois ne prendra donc pas de poids ! Bonne nouvelle…

Cette étude fait également remarquer qu’en réalité, les sujets ont simplement réatteint le poids moyen des sujets non fumeurs.

En bref, ce n’est pas forcément l’arrêt de la cigarette qui fait prendre du poids, c’est la cigarette qui en fait perdre ! D’autre part, les schémas individuels sont très différents et il est difficile de prédire quel impact l’arrêt du tabac aura sur votre poids.

Quelle stratégie pour arrêter la cigarette sans grossir ?
(ou pour arrêter d’en prendre, ou pour en perdre, pour ceux qui sont déjà dans la démarche)

Quelques chiffres encore : un fumeur qui arrête de fumer va avoir une dépense énergétique quotidienne plus basse d’environ 200 Calories (kilocalories) par rapport à ses dépenses habituelles en tant que fumeur, il va également augmenter sa ration alimentaire d’environ 300 Calories par jour. Au total, pour ceux qui ne font pas partie des chanceux 30%, il faudra rééquilibrer son bilan énergétique, d’environ 500 Calories donc, en augmentant sa dépense physique, en diminuant ses apports caloriques alimentaires ou, mieux encore, en associant les deux. Être au poids de « fumeur » tout en étant « non fumeur » nécessite également d’envisager des petites modifications sur le long terme plutôt qu’entreprendre une stratégie « drastique » sur trois semaines…

En pratique:

Pour ceux qui n’ont pas le temps de faire du sport, pensez aux escaliers, à la gym en appartement, à descendre une station de métro plus tôt,à faire plus de ménage !…

Concernant la restriction calorique alimentaire, éviter les régimes « maison » souvent trop stricts et qui rajouteraient encore à votre frustration due à l’arrêt de la cigarette (qui doit rester votre but principal!). Optez plutôt pour une ration équilibrée (trois fruits par jour, des légumes, trois ou quatre produits laitiers…) et maîtrisez les sucres et matières grasses cachées. Vous pouvez également vous faire accompagner par un diététicien pour construire une ration rééquilibrée et plus riche en aliments de faible densité énergétique afin d’être au « régime » au niveau calorique mais sans le ressentir au niveau pratique. Le rêve quoi !

Autre article sur les régimes « trop stricts » à éviter : http://www.anaislaffond.com/2009/04/je-veux-perdre-du-poids-vite/

Source principale : « Les comportements alimentaires », éditions Lavoisier

par Anaïs Laffond – diététicienne nutritionniste Paris

Je veux perdre du poids, vite !

Mais puis-je vraiment perdre 10 Kg en deux semaines ? Mais oui, bien sûr ! Ma voisine l’a fait ! On lui a prescrit un régime « protéiné », vraiment elle était contente, elle a perdu tout ce qu’elle voulait… Bon, d’accord, elle n’a pas apprécié de manger de la viande à tous les repas, bon d’accord, elle a surtout tout repris après… Mais, je ferais attention, moi ! Si je fais tous ces efforts, pensez bien que ce n’est pas pour tout reprendre bêtement après ! Faut dire, j’ai vu son frigo, c’est pas terrible quand même, pas étonnant que ça s’en sente sur la balance…
Alors oui, je confirme, perdre du poids vite, c’est possible, c’est « facile » : et pourquoi pas, tant qu’on y est, arrêter tout simplement de manger ??? C’est en fait un peu aussi le but du régime steak haché… au bout  de trois jours de petit déj’ de ce type, je pense que votre appétit sera bien vite calmé !
Mais non, bien sûr, si tous les régimes rapides et miracles des magazines fonctionnaient réellement, ça fait longtemps qu’on aurait résolu tous nos problèmes de poids et d’obésité, vous ne croyez pas ?
Alors quelques explications pour comprendre POURQUOI ça ne marche pas :
Et bien, pour schématiser, notre corps est un peu comme une machine qui vit selon un régime de croisière et qui, pour cela, dépense tranquillement un certain nombre de calories (unités énergétiques) chaque jour pour accomplir son « job »: respirer, fabriquer et renouveler nos cellules, utiliser nos muscles, etc… Si votre alimentation vous apporte en moyenne 2000 kilocalories par jour, votre corps s’emploiera à bien les dépenser. C’est, en gros,  son budget quotidien.
Si vous soumettez votre corps d’un coup à un régime trop strict comme certains régimes « sachets », « soupe au chou » ou « protéiné » et j’en passe, vous demandez bien sûr à votre corps de puiser de manière importante dans ses réserves (d’où la perte de poids très rapide). Mais malgré l’utilisation de ses réserves, votre corps souffrira d’un manque énergétique et sera obligé de devenir « économe », en bref de s’adapter à une alimentation bien moins calorique que d’habitude.
Un peu comme si on vous diminue tout à coup votre salaire de moitié, vous pourrez bien sûr débloquer vos économies, mais il vous faudra aussi modifier de manière générale vos habitudes de consommation et apprendre à dépenser moins.
Et c’est là ou le bas blesse ! Lorsque vous aurez, enfin, perdu les kilos que vous jugez de trop, vous serez bien heureux ou heureuse de pouvoir, enfin, remanger « normalement » et retrouver les aliments que vous aimez tant. Mais votre corps, lui, aura pris l’habitude de vivre avec si peu ! Et que pensez-vous qu’il fera, du coup, avec les 2000 kilocalories qui lui reviendront ? Et bien, des économies bien sûr ! N’en ayant que faire, il les restockera tranquillement le temps de se réhabituer progressivement à votre régime normal… Et vous voilà reparti(e) avec vos kilos en trop !
Cet article n’a pas pour but de démoraliser les candidat(e)s au régime, car perdre du poids reste tout à fait possible bien sûr. C’est le mot « vite » qui est seul en cause dans cette analyse. On considère qu’une perte de poids optimale pour un régime se situerait autour de 1 à 2 Kg de masse grasse corporelle par mois. Cela est proche des variations naturelles de notre poids au fil du temps: à ceux qui prennent l’hiver et reperdent l’été, à ceux qui prennent en vacance et reperde à la rentrée, etc… Mais on peut aussi envisager de perdre entre 2 à 4 kilos pendant quelques mois, à condition, si possible, de se faire accompagner d’un professionnel, de rester dans une alimentation qui ne coupe pas du jour au lendemain le corps de ses habitudes alimentaires, et, bien sûr, en prévoyant une ration qui reste équilibrée pour éviter toute carence sur la période de perte de poids.

par Anaïs Laffond – diététicienne nutritionniste Paris

Aliments et résidus de pesticides

Chaque année, la DGCCRF (Direction Générales de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes) analyse des produits végétaux disponibles sur le marché pour en contrôler la teneur en pesticides et rechercher les éventuels dépassements aux limites maximales résiduelles (LMR). En 2007, l’analyse a porté sur 5 412 échantillons de fruits et légumes frais ou transformés destinés à l’alimentation infantile et animale.

Les résultats ?

Au final, 92,4% des fruits et légumes ne dépassent pas les limites autorisées. On note également que 47,9% ne contiennent pas de résidus de pesticides.

7,2% des légumes analysés dépassaient les limites autorisées ainsi que 8,5% des fruits. Ces dépassements concernaient surtout les poivrons, piments, tomates, poireaux, laitues, épinards, fraises, mandarine et raisins. 8,2% des céréales et produits céréaliers étaient également non conformes.

Alors, Bio ou pas Bio ?

Le véritable scoop de cette étude réside dans le fait que 21% des produits issus de l’agriculture biologique contenaient des résidus de pesticides. Et 3,1% dépassaient carrément les normes autorisées !

Conclusion ?

Des produits « non BIO » qui ne contiennent pas de pesticides (presque un sur deux sur le marché), des produits BIO qui dépassent les valeurs maximales autorisées… Pas de quoi, encore une fois, nous simplifier le panier de course !

Source : communiqué de presse du 5 janvier 2009 – DGCCRF: http://www.dgccrf.bercy.gouv.fr/securite/produits_alimentaires/controles_alimentaires/2007/pesticides_vegetaux2007.htm

par Anaïs Laffond – diététicienne nutritionniste Paris

Consommateurs, les cobayes des compléments alimentaires

Le marché des compléments alimentaires en France est en pleine explosion et a de beaux jours devant lui… On nous vend la santé dans l’assiette ET dans la boîte de gélule. Mais n’est-il pas plus facile d’avaler deux ou trois gélules plutôt que de faire le marché, de cuisiner du poisson, de préparer une salade de fruits ? En tout cas c’est bien plus rapide, et ça en attirera plus d’un à l’heure ou nous n’avons plus le temps de rien…

A titre d’exemple, il existe aujourd’hui aux États-Unis 75 000 types de compléments alimentaires. 50% des adultes en consomment tous les jours et 12% en prennent cinq ou plus par jour ! Nous sommes encore loin de ces chiffres en France mais les compléments alimentaires sont d’ores et déjà omniprésents et libres d’accès dans toutes nos pharmacies et grandes surfaces et avec eux, leurs lots de promesse, santé, longévité, beauté… Tout ce dont on rêve en gros.

Pourtant, il faut noter l’insuffisance flagrante de garanties quant aux avantages qu’ils apportent sur la santé et, pire, pas de garanties non plus sur leur innocuité à long terme… Contrairement aux médicaments, leur commercialisation ne nécessite pas au préalable d’autorisation de mise sur le marché basée sur une expertise scientifique et indépendante du produit. L’industriel est seul responsable de ces actes, à nous donc de lui faire confiance en lui confiant le soin de notre santé.

Or quelques études récentes sur le sujet ne sont pas là pour nous rassurer…

Si les effets positifs sont démontrés à l’heure actuelle pour certains, des effets négatifs ont également été démontrés récemment pour d’autres.

Il en est ainsi du béta-carotène dont l’effet positif sur l’incidence du cancer du poumon s’inverse chez le fumeur. Donc gare aux gélules bronzage ! Les gros fumeurs feraient bien de lui préférer la fréquentation, raisonnable bien sûr, de la terrasse ensoleillée. Moins chère d’ailleurs…

Des études cliniques sur l’effet du sélénium et de la vitamine E ont également dû être arrêtées prématurément lorsque l’augmentation de l’incidence du cancer a été observée sur le groupe complémenté en vitamine E et idem pour l’augmentation de l’incidence du diabète pour le groupe traité en sélénium. Dommage pour les volontaires de l’étude… Mais d’ailleurs, ces produits ne sont-ils pas déjà en vente depuis longtemps ? Bien sûr, ces essais comprenaient certainement des doses très importantes, mais tout de même !

En conclusion, le manque d’information sur les effets réels des compléments alimentaires avant leur mise sur le marché paraît proprement scandaleux. Et il est comme un air de déjà vu concernant l’industrie pharmaceutique…

par Anaïs Laffond – diététicienne nutritionniste Paris