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Au secours JE NE SAIS PLUS MANGER !!!!!

Manger bien, manger sain, manger équilibré, et tout et tout…

On nous dit, il faut manger des fruits, ils apportent des anti-oxydants, très bons pour lutter contre le cancer… Oui, mais ils sont aussi bourrés de pesticides ! Peut-être un vrai poison à long terme… Alors on va manger Bio. Mais le Bio, c’est cher, il n’y en a pas encore assez pour tous.

On nous dit aussi, il faut aussi manger des produits laitiers pour le calcium. Oui, mais le calcium, on le trouve aussi dans l’eau, dans les légumes. N’y en a t il pas assez? Ne consommons-nous pas trop de produits laitiers ? Il est clair que nous mangeons trop de produits animaux de manière générale dans notre société. Le cholestérol, le surpoids et, au final, l’infarctus du myocarde, non merci ! Manger moins de viande, plus de poisson ? Mais alors, pas du poisson d’élevage nourri avec je ne sais quoi ! Alors du poisson sauvage ? Oui, mais pas les poissons gras des mers du nord alors… trop pollués ! Et les autres ? Ne sommes nous pas en train de vider les océans de leurs habitants, provoquant de véritables futures catastrophes écologiques ? Bon, alors je deviens végétalien, là, au moins… Mais comment être sûr de ne pas manquer de protéines ? Bon, alors peut-être végétarien, en gardant quelques produits laitiers et quelques œufs, il me reste à faire des bons assemblages de protéines végétales. Prendre quelques cours à la fac histoire d’apprendre à faire mes menus…

Oui, bientôt il faudra prendre des cours du soir : « t’as pris quoi, toi ? Option bio, ou option végétarien ? » « Non, moi, j’ai des cours d’adaptation à la cuisine chinoise… ».

par Anaïs Laffond – diététicienne nutritionniste Paris

Je veux perdre du poids, vite !

Mais puis-je vraiment perdre 10 Kg en deux semaines ? Mais oui, bien sûr ! Ma voisine l’a fait ! On lui a prescrit un régime « protéiné », vraiment elle était contente, elle a perdu tout ce qu’elle voulait… Bon, d’accord, elle n’a pas apprécié de manger de la viande à tous les repas, bon d’accord, elle a surtout tout repris après… Mais, je ferais attention, moi ! Si je fais tous ces efforts, pensez bien que ce n’est pas pour tout reprendre bêtement après ! Faut dire, j’ai vu son frigo, c’est pas terrible quand même, pas étonnant que ça s’en sente sur la balance…
Alors oui, je confirme, perdre du poids vite, c’est possible, c’est « facile » : et pourquoi pas, tant qu’on y est, arrêter tout simplement de manger ??? C’est en fait un peu aussi le but du régime steak haché… au bout  de trois jours de petit déj’ de ce type, je pense que votre appétit sera bien vite calmé !
Mais non, bien sûr, si tous les régimes rapides et miracles des magazines fonctionnaient réellement, ça fait longtemps qu’on aurait résolu tous nos problèmes de poids et d’obésité, vous ne croyez pas ?
Alors quelques explications pour comprendre POURQUOI ça ne marche pas :
Et bien, pour schématiser, notre corps est un peu comme une machine qui vit selon un régime de croisière et qui, pour cela, dépense tranquillement un certain nombre de calories (unités énergétiques) chaque jour pour accomplir son « job »: respirer, fabriquer et renouveler nos cellules, utiliser nos muscles, etc… Si votre alimentation vous apporte en moyenne 2000 kilocalories par jour, votre corps s’emploiera à bien les dépenser. C’est, en gros,  son budget quotidien.
Si vous soumettez votre corps d’un coup à un régime trop strict comme certains régimes « sachets », « soupe au chou » ou « protéiné » et j’en passe, vous demandez bien sûr à votre corps de puiser de manière importante dans ses réserves (d’où la perte de poids très rapide). Mais malgré l’utilisation de ses réserves, votre corps souffrira d’un manque énergétique et sera obligé de devenir « économe », en bref de s’adapter à une alimentation bien moins calorique que d’habitude.
Un peu comme si on vous diminue tout à coup votre salaire de moitié, vous pourrez bien sûr débloquer vos économies, mais il vous faudra aussi modifier de manière générale vos habitudes de consommation et apprendre à dépenser moins.
Et c’est là ou le bas blesse ! Lorsque vous aurez, enfin, perdu les kilos que vous jugez de trop, vous serez bien heureux ou heureuse de pouvoir, enfin, remanger « normalement » et retrouver les aliments que vous aimez tant. Mais votre corps, lui, aura pris l’habitude de vivre avec si peu ! Et que pensez-vous qu’il fera, du coup, avec les 2000 kilocalories qui lui reviendront ? Et bien, des économies bien sûr ! N’en ayant que faire, il les restockera tranquillement le temps de se réhabituer progressivement à votre régime normal… Et vous voilà reparti(e) avec vos kilos en trop !
Cet article n’a pas pour but de démoraliser les candidat(e)s au régime, car perdre du poids reste tout à fait possible bien sûr. C’est le mot « vite » qui est seul en cause dans cette analyse. On considère qu’une perte de poids optimale pour un régime se situerait autour de 1 à 2 Kg de masse grasse corporelle par mois. Cela est proche des variations naturelles de notre poids au fil du temps: à ceux qui prennent l’hiver et reperdent l’été, à ceux qui prennent en vacance et reperde à la rentrée, etc… Mais on peut aussi envisager de perdre entre 2 à 4 kilos pendant quelques mois, à condition, si possible, de se faire accompagner d’un professionnel, de rester dans une alimentation qui ne coupe pas du jour au lendemain le corps de ses habitudes alimentaires, et, bien sûr, en prévoyant une ration qui reste équilibrée pour éviter toute carence sur la période de perte de poids.

par Anaïs Laffond – diététicienne nutritionniste Paris

Diététicienne à Paris ou la diététique des parisiens

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Paris impose son style et son rythme de vie. Le travail du diététicien ou de la diététicienne à Paris s’en ressent, forcément. Alors, métro, boulot, et avant dodo : dîner rapido ou mac do ? Ou quelle influence cette grande cité peut-elle bien avoir sur nos chères habitudes alimentaires…

Tout d’abord, le repas du soir.

Il est évident que la problématique du dîner n’est pas la même si, à la fin de sa journée de travail, 45 minutes de transports nous attend ou si l’on y est en 10 minutes à pied ou en voiture, montre en main. Et l’on sait que la moyenne du temps passé dans les transports bat tous les records en région parisienne.
On y compte probablement aussi plus de professions à horaires décalés sur la fin de journée: professions du spectacle, architectes, métiers du multimédia, galeristes… Et, par la logique des choses, les services parisiens s’adaptent amenant ainsi nombre d’autres professions vers des horaires souvent indécents et tout au moins à minimum 19h ou 19h30 (horaires des gardes d’enfant, piscines…). A titre d’exemple, s’il en fallait, faire ses courses en grande surface à 21h30 le soir en plein Paris ne sera pas un problème. Ce sera beaucoup plus compliqué, voire impossible, dans une ville de la Creuse de 5 ou 10 000 âmes qui vivent.

Les effets de ces retours plus tardifs au domicile ne peuvent bien sûr que se faire ressentir sur l’organisation et le contenu du dîner qui est donc pris plus facilement à l’extérieur (quitte à être dehors…) ou composé d’un repas type « traiteur » acheté sur le trajet (souvent très gras et/ou très sucré), ou encore de plats tout prêts issus de l’agro-alimentaire (même problématique). Pour ceux enfin, qui trouvent le temps et le « courage » de faire un minimum de cuisine en rentrant, ce repas n’est bien souvent pas partagé avec les enfants, au lit depuis longtemps ! Et quand on sait combien le repas en famille est important pour la transmission des bonnes habitudes alimentaires… La question de l’avenir diététique de notre descendance est donc posée.

Ensuite, le caddie.

La manière de faire ses courses sera également bien différente, que l’on habite en centre ville, au 5ème et sans voiture (écologie et économies obligent) ou que l’on réside en campagne ou en banlieue, éloigné de tout commerce de proximité. Si dans le second cas on peut se permettre, par sa sortie hebdomadaire à la grande surface la plus proche, de remplir une fois pour toute son coffre et son frigo, dans le premier en outre, le ravitaillement s’avère être beaucoup plus compliqué. N’ayant pas l’intention de monter ses 5 ou 6 étages chargé comme un mulet (même avec ascenseur, la distance entre magasin et porte de l’immeuble reste tout à fait dissuasive), il en résulte un nombre souvent impressionnant d’allers-retours à la « supérette » du coin. Des déplacements qui, à l’heure où le ventre crie famine, ne manquent pas de vous faire croiser en route nombre de tentations (vitrine de boulangeries…) pour enfin arriver à ces rayons également très judicieusement organisés (…).

Et le midi.

Il reste encore à soulever le douloureux sujet du repas de midi qui, lorsque l’on a pas la chance de bénéficier d’un restaurant d’entreprise, est très classiquement pris en 5 minutes, devant « l’ordi » ou bien au restaurant du coin. Et pour vous ce sera ? Formule sandwich (6,50€ avec soda et pâtisserie) ou steak frites ? Repas parisiens des plus classiques à en croire les « formules déjeuner » des boulangeries et des brasseries.
Bien sûr les plus motivés font encore l’effort de se préparer d’avance leur repas, ou font des choix plus judicieux en matière de restaurants, ou, enfin, s’en tiennent au sandwich sans formule. Mais pour un gaillard de 27 ans et de plus d’un mètre 80, est-ce raisonnablement bien suffisant ?

L’offre faisant bien souvent la demande, Paris comme lieu de vie c’est plus de sollicitations donc plus de consommation : une boulangerie par rue, un restaurant à tous les croisements, un fast-food à moins de 500 mètres et, lorsque l’on se croit en fin à l’abris dans le métro, la boîte à distribution éclairée qui nous fait de l’œil avec ses barres chocolatées, au cas ou nous aurions un petit creu en sortant du boulot ! Mais comment ont-ils fait pour deviner ????

par Anaïs Laffond – diététicienne nutritionniste Paris

Équivalences pratiques

Quelques équivalences moyennes, à utiliser pour varier !

1 portion de Viande/ Poisson/ Oeuf:

  • 1 steak haché de bœuf, veau (120g env.)
  • 4 boulettes de bœuf
  • 1 tranche de rôti de bœuf, veau, porc
  • 100g à 120g de bœuf, de veau : steak, bavette, filet, rumsteck, faux filet, paleron, gîte…
  • 100g à 120g de gigot d’agneau, épaule d’agneau dégraissée
  • 100g à 120g de filet de porc, côte de porc dans le filet
  • 2 tranches de jambon blanc (100g)
  • 100g à 120g d’abats (foie, cœur, rognons…)
  • 1 escalope de dinde ou poulet 100g à 140g
  • 100g à 120g aiguillettes ou magret de canard (dégraissé avant cuisson), de lapin
  • 1 grosse cuisse ou 1 avant cuisse de poulet (140g à 180g avec l’os) sans la peau

Légumes verts :
Asperge, aubergine, betterave rouge, blette, brocoli, carotte, céleri rave ou branche, champignon, tous les choux, concombre, courgette, endive, épinards, haricots verts, navet, oignon, panais, poireau, potiron, radis, petits pois extra fins, rutabaga, toutes les salades vertes, tomate, topinambour…

1 fruit moyen :

  • 1 pomme, 1 poire, 1 pêche, 1 brugnon, 1 banane
  • 1/2 pamplemousse
  • 1 orange, 2 mandarines, 3 clémentines
  • 2 kiwis
  • 3 figues, 4 abricots (entiers ou secs…)
  • 2 tranches d’ananas
  • 150g de mangue, papaye, goyave ou grenade
  • 200g de fraises, framboises ou groseilles
  • 250g de melon ou pastèque
  • 80g de raisin, soit 15 grains, 10 litchis
  • 15 cerises
  • 8 mirabelles, 5 prunes, quetsches ou reine-claude

et encore :

  • 1/2 verre de jus de fruit frais, ou jus de fruit 100% pur jus (75 mL)
  • 100g de compote « sans sucre ajouté », de fruits cuits

1 yaourt

  • 1 yaourt nature sans sucre (env. 70 Kcal)
  • 1 yaourt autre environ 70 Kcal / pot ou moins
  • 100g de fromage blanc nature sans sucre 0% ou 20% de Mat. Grasse
  • 2 petits suisses nature sans sucre 0% de Mat. Grasse
  • 1 verre de lait 1/2 écrémé (125 mL)
  • 1 verre de lait fermenté non sucré
  • 30 à 40g de fromage allégé

40g de pain :

  • 1/6ème de baguette
  • 1 grande tranche de pain de mie
  • 2 grandes biscottes ou 6 petites
  • 2 triscottes
  • 30g de céréales pour le petit déjeuner (corn flakes, spécial K…)
  • 30g de farine de blé
  • 100 g de pâtes, riz, blé, semoule CUITS (1 louche)
  • 100 g de légumes secs CUITS (lentilles, haricots blancs, pois chiches…) (1 louche)
  • 2 pommes de terre de la taille d’un œuf ou 150 g de purée

10g d’huile :

  • 1 cuillère à soupe d’huile
  • 10g de beurre ou margarine (1 noix)
  • 20g de beurre allégé à 41%
  • 35g de crème fraîche  à 30% de matière grasse (2 cuillères à soupe)
  • 70g de crème fraîche à 15% de matière grasse

par Anaïs Laffond – diététicienne nutritionniste Paris

Les anti-oxydants… Mieux qu’une crème anti-âge?

carambola 1La nature fait bien les choses… Notre corps, qui est soumis en permanence aux agressions de la vie, dispose d’un système de protection interne : son « armée » d’anti-oxydants.
Comme leur nom l’indique, les anti-oxydants ont pour rôle de combattre les « oxydants » qui nous attaquent en permanence.

* Sus à l’ennemi !

Le premier ennemi est… l’OXYGENE ! Paradoxalement, sans lui nous ne pourrions survivre, mais c’est aussi lui qui nous détruit au fil des années car il donne naissance à des molécules très réactives appellées « RADICAUX LIBRES ».
Les radicaux libres agressent nos cellules par un phénomène d’oxydation et, petit à petit, provoquent vieillissement et maladies (cancers, scléroses…).

* Drapeau blanc ?

Attention, si les radicaux libres sont très nuisibles lorsqu’ils sont trop nombreux. en quantités raisonnables ils nous sont aussi indispensables car ils participent au renouvellement de nos cellules et à l’efficacité de notre système immunitaire.
Le tout est d’avoir un bon équilibre entre le nombre de radicaux libres et d’anti-oxydants.

* Amis, gardez les rangs !

Les radicaux libres sont fabriqués naturellement lors de la respiration, la digestion, l’exposition au soleil, les maladies…
Mais notre style de vie a développé de nombreuses autres sources de radicaux libres qui rendent leurs rangs trop importants et notre défense anti-oxydante souvent insuffisante :
• la surexposition au soleil (ah ! Paris-plage…)
• la cigarette et le tabac
• le stress et le surmenage
• la pollution
• l’exercice physique intense (plus de 5 heures par semaine)
• la surmédicamentation : antibiotiques, antiseptiques…
• les additifs alimentaires et pesticides
Parisiens que nous sommes, nous devrions bien souvent faire en sorte de grossir les rangs de notre armée d’anti-oxydants pour ne pas nous laisser déborder !

* Engagez-vous, qu’ils disaient…

Si notre style de vie tend à augmenter les radicaux libres, notre alimentation elle, par son évolution actuelle, tend à nous apporter de moins en moins d’anti-oxydants.

* Une alliance Franco-crêtoise-japonaise ?

Les scientifiques ont été nombreux à chercher à élucider le mystère de ces deux îles que sont la Crête et l’île d’Okinawa au Japon dont les habitants présentent les meilleures espérances de vie au monde. Les centenaires y sont monnaie courante. Auraient-ils des choses à nous dire ?

Leur secret : une alimentation riche en anti-oxydants et des habitudes de vie loin de nos stress, pollutions et sédentarité.

* En pratique, une alimentation protectrice et riche en anti-oxydants:
• Peu de produits d’origine animale, du poisson trois fois par semaine
• Des légumes verts et des fruits frais et à chaque repas (cinq par jour qu’ils disaient…)
• Des céréales de préférence complètes à chaque repas
• Des légumes secs régulièrement

Nos (pauvres) habitudes d’aujourd’hui :
• De la viande du poisson et des œufs en quantités excessives (deux fois par jour?), trop rarement du poisson
• De moins en moins de fruits et légumes (3 par jour ?) et rarement des frais
• Des céréales très raffinées (pain blanc, pâtes blanches, gâteaux…)
• Rarement des légumes secs

Il est donc temps de se mettre à l’attaque!